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Marc GAUBERT a créé MAG Consultants en 2005 pour apporter une réponse objective aux projets télécom des Entreprises et des Collectivités Locales.


Marc GAUBERT

Au cours de ses 30 ans d'expérience en Entreprises, Marc GAUBERT a dirigé des équipes commerciales et réalisé des solutions concrètes d'exploitation et de développement.

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07 - Les Réseaux

Mardi 17 février 2009

802.11r : norme de VoIP sur les réseaux Wi-Fi d'entreprises


L'institut de normalisation IEEE (*) vient de ratifier la norme 802.11r dont les spécifications techniques sont censées améliorer les performances des communications VoIP sur les réseaux sans fil en entreprise. Ce protocole prévoit ainsi qu'un combiné connecté en VoIP puisse plus rapidement passer d'un hotspot à un autre (roaming), par exemple lorsqu'un employé change de site mais veut conserver sa communication sans cafouillage.

 

La norme 802.11r assure donc un temps de réponse très court pour le passage d'un point d'accès à un autre, de l'ordre de 50 millisecondes, contre 100 millisecondes pour les autres normes Wi-Fi (802.11a/b/g/n).

 

Le consortium Alliance Wi-Fi devrait proposer la certification d'équipements répondant à la norme 802.11r en 2009. La marque commerciale devrait être « Voice Enterprise ». Cette norme était en chantier depuis 2005.

 

(*) Institute of Electrical and Electronics Engineers

Par la rédaction, ZDNet France

Lundi 5 janvier 2009

Dix questions à se poser avant de faire passer Internet par les prises électriques

Le CPL, c'est bête comme une prise électrique. A condition d'en connaître les avantages et les petites chausse-trappes. Exposé pratique.
Thierry Derouet, 01net., le 22/12/2008 à 18h45

1. C'est quoi, le courant porteur en ligne ?

Le principe de fonctionnement du CPL est relativement simple. Il consiste à superposer au courant électrique de votre domicile (le signal 50 Hz du courant électrique européen) un signal à plus haute fréquence transportant des informations numériques. Le CPL se propage alors sur l'installation électrique et peut être reçu par tout récepteur s'y trouvant relié. Il est ainsi possible de créer un réseau local Ethernet à partir des prises électriques de votre domicile. On parle alors de CPL haut débit, par opposition au CPL bas débit, qui, lui, est utilisé par des applications domotiques, par exemple pour piloter votre chauffage ou vos volets roulants.

2. Comment savoir si le CPL haut débit va fonctionner chez moi ?

C'est impossible. Sauf à connaître l'état de votre installation électrique, comme la longueur des câbles qui relient deux prises. Mais, dans de très nombreux cas, c'est censé fonctionner. En effet, les signaux numériques ont une portée théorique de 1 000 mètres avant qu'ils ne soient totalement atténués. Et, en règle générale, la portée efficace du CPL est de 300 mètres... Ça devrait donc marcher sans souci dans un appartement ou une maison récente. En revanche, si vous habitez dans une vieille maison ou dans un appartement ancien, par exemple là où deux compteurs électriques existent, rien n'est garanti.
Rappelons enfin que, comme les fils électriques n'ont pas été conçus pour véhiculer des données numériques, ils peuvent être perturbés par des flux électromagnétiques. Et ici inutile de lutter. Ces perturbations peuvent tout aussi bien venir d'un écran d'ordinateur, d'un transformateur électrique ou de tout type d'émetteur-récepteur, comme la radiodiffusion, les communications civiles, les radios amateurs...

3. Peut-on installer plus de deux prises CPL sur son installation ?

Oui, mais... Le fait de relier une troisième prise divise théoriquement par deux le débit. Dans la pratique, le débit d'une prise CPL est aléatoire. Par exemple, si vous utilisez le CPL pour « streamer » des flux vidéo haute définition entre la box de votre FAI et un téléviseur, il est fort possible que l'ajout d'une troisième prise fasse que cela ne fonctionne plus. Mais, s'il s'agit de relier plusieurs PC à Internet, cela ne devrait pas poser de problème. Si, bien entendu, vous disposez à la base d'un débit satisfaisant.

4. Comment brancher sa prise CPL ?

Avec précaution. C'est tout le problème du CPL. L'installer sur une prise multiple est à éviter absolument. Pour deux raisons. La première, c'est que les prises multiples sont protégées par un parasurtenseur. Donc le CPL ne passe pas. La seconde, c'est que les adaptateurs électriques, par définition, perturbent le signal CPL. Les pires sont en général les adaptateurs des téléphones portables. L'idéal est donc de ne rien relier d'autre que son adaptateur CPL à une prise électrique. Et, au pire, il faut utiliser un doubleur de prise. D'un côté vous y reliez l'adaptateur, de l'autre, une multiprise disposant d'un câble de 1 mètre au moins. Ainsi, vous éloignerez d'autant les perturbations venant des autres alimentations électriques.

5. Comment relier plusieurs appareils sur une même prise CPL ?

Avec une multiprise CPL. C'est l'innovation du moment. Le constructeur ZyXEL vient de commercialiser une grosse multiprise supportant le CPL et offrant la possibilité de relier jusqu'à quatre appareils en Ethernet. Si l'idée est ingénieuse, le CPL n'étant pas perturbé par les appareils électriques, elle a le défaut de diviser le débit Internet des appareils ainsi reliés.

6. Peut-on utiliser des prises CPL de marques différentes ?

Oui, mais... Ce n'est pas tant la marque qui compte, que la technologie. En général, quand on ne sait pas ou que l'on ne veut pas s'embêter, il est préférable de prendre des adaptateurs de même marque. Car, pour ce qui est de la bonne technologie, on a, à 01net., un parti pris : c'est du Homeplug AV 200 Mbits sinon rien, en attendant la normalisation du CPL.

7. Comment relier le routeur de son FAI en CPL ?

Bêtement, pour l'instant. La solution est ici très simple : vous reliez l'une des prises Ethernet du routeur à l'une des prises électriques de votre domicile. La bonne idée serait en revanche que les prochaines générations de routeurs soient en standard compatibles avec le CPL. A défaut de disposer d'une prise électrique disponible, Netgear propose de remplacer l'alimentation externe du boîtier de votre fournisseur d'accès par un élément compatible. Hélas, cette solution mobilise une prise Ethernet et a l'inconvénient de n'être compatible qu'avec le CPL 85 Mbit/s, ce qui limite grandement son intérêt.

8. Quel est le vrai débit du CPL 200 ?

Le défaut du CPL, c'est l'atténuation du débit à mesure que vos adaptateurs s'éloignent l'un de l'autre (il s'agit de la longueur réelle du câblage électrique entre deux prises). Là-dessus, vous ajoutez le mensonge outrancier des vendeurs de prises CPL. Car le débit du CPL 200 n'est pas de 200 Mbit/s mais de légèrement plus de 50 Mbit/s, c'est-à-dire 6,25 Mo/s. A la condition d'installer vos deux prises CPL côte-à-côte ! A l'occasion de nos tests - une torture pour les constructeurs -, nous avons constaté des débits en conditions réelles de l'ordre de 20 Mbit/s. C'est donc de quatre à dix fois moins en fonction de votre installation ! Comprendre dès lors que le CPL 85 est à oublier, d'autant plus que les prix des adaptateurs CPL 200 ont diminué depuis le début de l'année de 30 % environ. Et que cela n'est pas fini, une technologie en chassant toujours une autre.

9. Peut-on utiliser du CPL et du Wi-Fi sur son réseau domestique ?

Oui. L'idéal est même d'utiliser conjointement les deux technologies en fonction des obstacles à contourner. Le CPL et le Wi-Fi peuvent être utilisés pour apporter des solutions originales, comme celle proposée par Bewan pour étendre la portée du Wi-Fi. Mais, comme cette solution est presque dépassée (le Wi-Fi est en 802.11b/g, le CPL du 85), on attendra des versions plus évoluées (802.11n et CPL 200) pour y trouver un réel avantage.

10. Le CPL est-il sécurisé ?

Parfois. Le compteur électrique n'est pas un pare-feu. Même s'il est - comparativement au Wi-Fi - improbable de voir son réseau CPL piraté, les adaptateurs disposent de systèmes de cryptage activables par la simple pression d'un bouton. L'amusant est de voir qu'EDF utilise le CPL sur ses nouveaux compteurs électriques pour les relever.
Jeudi 19 juin 2008

La convergence bouleverse en profondeur le métier des ingénieurs réseaux

 
La convergence voix-données sur IP et les besoins de sécurité provoquent des changements culturels au sein des métiers liés aux infrastructures réseau. Entreprises utilisatrices et SSII mettent à niveau leurs équipes via la formation continue. Elles cherchent aussi à recruter des profils spécialisés ou experts.

 

Juliette Fauchet, Christine Peressini et Hélène Truffaut , 01 Informatique (n° 1953), le 18/06/2008 à 07h00

 
« Cette année, nous avons surtout recruté des ingénieurs télécoms dotés de compétences dans la convergence voix-données. Destinés à travailler chez des opérateurs et équipementiers du secteur des télécommunications, ils ont représenté environ 30 % de nos embauches », indique Célia Navarro, consultante senior spécialiste réseaux et télécoms au sein du cabinet Hays. Les recrutements dans ce domaine ont repris en 2005 et progressent lentement, au rythme de 1 à 3 % chaque année.

« Ce sont surtout les experts IP, NSS, Wimax, IMS (IP Multimedia Subsystem) et réseaux intelligents qui sont recherchés », précise Anthony Collins, responsable de la division informatique et télécoms chez Hays. Une expertise qui rapporte gros : « Sur ces postes, les rémunérations enregistrent une croissance de 10 à 15 % en un an, contre 3 à 4 % pour l'ensemble du secteur réseaux et télécoms », précise-t-il. En raison de leur pénurie en France, les recruteurs vont chercher ces experts en Europe et dans les pays du Maghreb. A l'inverse, « les profils pluridisciplinaires ont davantage de mal à trouver un emploi », souligne-t-il.

 
Une forte demande en profils spécialisés

De leur côté, les entreprises ont investi dans des projets de reconfiguration d'infrastructures réseaux liées à la téléphonie sur IP. Ce qui signifie que des recrutements d'ingénieurs moins pointus que les précédents, mais néanmoins spécialisés, s'effectuent également massivement chez les intégrateurs. Cette tendance à la spécialisation est confirmée par Mourad Barkaoui, ingénieur commercial au sein du cabinet de recrutement spécialisé Elan IT. « Il y a sept ou huit ans, on trouvait surtout des ingénieurs ayant un profil de touche-à-tout. On a désormais besoin de spécialistes sur les différents créneaux : LAN, WAN, sécurité et maintenant ToIP. » Pour Bernard Riquier, fondateur du cabinet de conseil en ressources humaines qui porte son nom, ces projets de reconfiguration d'infrastructures s'accompagnent aujourd'hui d'une forte demande d'architectes de projets techniques, d'ingénieurs sécurité et de responsables sécurité. C'est d'ailleurs sur ces métiers que se situe, selon lui, la tension la plus forte.

 
Un marché favorable aux techniciens

Lors du dernier salon de l'emploi organisé par Les jeudis.com en avril 2008, Alexandre Xiradakis, responsable communication et marketing du site, a lui aussi constaté que la plus forte progression (5 % sur six mois) concernait les offres liées à la sécurité (responsables, ingénieurs et experts sécurité). Pourtant, le profil le plus recherché (40 % des offres du domaine et 20 % des recrutements de la partie réseaux et télécoms de Hays) était l'administrateur système et réseaux. « Plus généralistes, ces postes sont convoités à la fois par les jeunes ingénieurs réseaux et de très nombreux techniciens bac + 2 ou + 3 souhaitant évoluer », souligne Célia Navarro. Il faut toutefois indiquer qu'il y a « un fort turnover sur ces postes d'administrateur », ajoute-t-elle.

Même si les jeunes ingénieurs sont appréciés pour leur capacité d'analyse, les techniciens conservent toutes leurs chances. A condition, selon Anthony Collins, qu'ils « possèdent des compétences techniques pointues et une bonne expérience, une culture service développée, une maîtrise de la langue anglaise et une vraie personnalité ».
 
 

Réseaux et télécoms : des métiers très courtisés ces deux dernières années

L'augmentation des offres d'emploi cadres dans le secteur réseaux est de 7 points supérieure en 2007 à celle enregistrée en 2006. Celle des offres du secteur informatique a progressé de 9 points en 2007 rapport à l'année précédente.

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Lundi 5 mai 2008

8 conseils pour réussir le lancement de son intranet

 
La mise en œuvre d'un intranet implique de ne pas négliger certaines étapes clés au risque de devoir affronter un rejet des utilisateurs. Temps, rigueur et écoute constituent les piliers d'un tel projet.

 
Si la motivation et la bonne volonté ne sont pas souvent absents des projets intranet - qu'il soit métier, corporate ou géographique, sa mise en place nécessite pourtant de la part de ses promoteurs une grande clairvoyance. Au-delà de son caractère singulier, et eu égard à tout un faisceau de caractéristiques organisationnelles, techniques et fonctionnelles sur lequel il repose, chaque projet intranet ne pourra pas soustraire sa réussite à d'importants pré-requis.

 
Ces derniers se révélant essentiels pour conférer à l'intranet sa légitimité, qui, en fonction des scénarii d'entreprises, sera amené à endosser tantôt le rôle de support d'accès privilégié aux informations, tantôt celui de vecteur de communication, d'outil métier ou encore de plate-forme collaborative.

 

Réalisé par Dominique FILIPPONE, JDN Solutions 25/04/2008

 

Miser sur le comité de pilotage et impliquer les utilisateurs

 

1- Délimiter le périmètre de son projet intranet

L'un des premiers aspects clés dans la mise en place de son projet intranet sera de parvenir à déterminer la place qu'il doit occuper dans le paysage du système d'information de l'entreprise. Doit-il être un système d'information au carrefour des besoins de l'ensemble des collaborateurs ou au contraire répondre de manière très ciblée à des besoins métiers spécifiques ? Dans tous les cas, il ne faudra pas occulter la coloration que l'on envisage de donner à son intranet.

Ainsi, en fonction de l'existant et de la maturité de l'entreprise en matière d'intranet, deux options pourront être le plus souvent envisagées, de façon conjointe ou successive. A savoir : une extension de la richesse des services et fonctionnalités offertes pas l'outil ou bien le développement d'un intranet destiné à des entités métiers ou géographiques.

 

2- Identifier clairement les attentes et les besoins des utilisateurs

Une fois le périmètre de son projet bien délimité, l'étape de l'identification précise des besoins ne devra pas longtemps rester en suspens. Pour y répondre, il sera alors nécessaire de monter un comité de pilotage qui prendra à bras le corps la problématique intranet et qui devra engager ses forces pour cerner les attentes des utilisateurs.

 

"Il est nécessaire d'impliquer très en amont les forces vives du projet intranet" (Michaël Tartar - BearingPoint)


 

"L'un des points clés de ce type de projet est de comprendre la motivation qui se cache derrière le projet intranet et d'identifier les objectifs fondamentaux que l'on poursuit. Pour cela il faut parvenir à fédérer et donner de la cohésion à une équipe projet dédiée", fait savoir Michaël Tartar, manager senior IT Consulting au sein BearingPoint.

 

3- Impliquer un large éventail d'acteurs dans le projet intranet

Il est important que les comités de pilotage ou projet intranet constituent des lieux d'échange et de partage d'opinions ouverts. Techniques, fonctionnels, décisionnaires stratégiques, utilisateurs : la représentation d'une palette éclectique d'acteurs du projet intranet constitue bien souvent un paramètre du projet qui contribue pour une large part à sa réussite.

"Il est nécessaire d'impliquer très en amont du projet les forces vives du projet intranet et notamment les équipes informatiques qui ont un rôle essentiel à jouer en permettant de valider tant les choix relatifs à l'hébergement de l'intranet que des technologies sur lesquelles il s'appuie", note Michaël Tartar.

Crédibiliser sa démarche projet et valider les choix technologiques

 

4- Obtenir le soutien d'un sponsor de haut niveau

Avant d'aller plus en avant dans le projet intranet, il sera impératif de crédibiliser la démarche de son projet intranet au sein de l'organisation. Le meilleur moyen d'y parvenir reste certainement de s'appuyer sur un sponsor.

Si possible une direction métier, au mieux un membre de la direction générale elle-même qui trouvera dans la mise en place d'un intranet, un lieu privilégié d'échange et de partage d'informations utiles au développement de l'entreprise en général et au travail du collaborateur en particulier. Et autant également saisir là l'occasion de mettre en place un business case à même de conforter leur décision de s' investir encore davantage dans le projet intranet.

 

5- Communiquer tous azimuts... avec intelligence

A l'instar de nombre de projets informatiques, la communication et les démarches de conduite de changement constituent de précieux facteurs clés de succès. Attention toutefois à contextualiser ces démarches au risque de les rendre inefficaces, et consommatrices de ressources (temps, investissements...).

 

"Il ne faut pas tomber dans le piège du recueil in extenso des besoins des utilisateurs" (Alain Garnier - Jamespot)

 

"S'il est impératif de prendre en main la communication autour du projet intranet, il ne faut pas tomber dans le piège du recueil in extenso des besoins des utilisateurs mais de les inscrire dans le cadre d'un groupe projet qui permettra de les mettre en perspective par rapport à l'ensemble des acteurs du projet qu'ils soient issus du terrain, des managers, de la DSI", prévient Alain Garnier, P-DG de Jamespot.

 

6- Valider l'orientation des choix technologiques avec la DSI

Une fois lancé dans l'aventure intranet et l'objectif d'implication de l'ensemble des acteurs clés du projet atteint, on pourra alors s'atteler au choix de solution. Dépendant du périmètre de son projet, le choix des solutions - mais surtout des briques technologiques sur lesquelles elles sont construites (Java, .net, Open-Source...) - devra en tout état de cause être effectué en bonne intelligence avec la direction des systèmes d'information.

Le mieux pour éviter le clash : concertation, écoute et recherche de consensus doivent être privilégiés afin d'éviter un clash possible entre direction IT et comité projet en charge de l'intranet, dommageable pour tout ou partie du projet en lui-même.

Audace et pragmatisme : les clés de réussite de son projet intranet

 

7- Réaliser des pilotes en images de son intranet

Une fois le projet intranet légitimé au sein de l'organisation et les forces en présence, motrices du projet intranet, mandatées et impliquées à 100%, reste encore à sécuriser le phasage de son projet intranet. Par exemple, en assurant un suivi régulier et itératif du suivi de l'évolution technique et fonctionnel de son intranet afin d'éviter autant que possible les effets tunnels dont ne peuvent pas malheureusement pas se remettre nombre de projets IT mal ficelés.

Afin d'optimiser les étapes de validation des pilotes intranet, tant d'un point de vue fonctionnel que technique, et éviter les déconvenues lors des phases de tests et de recettes, laisser parler les captures d'écran de son pilote intranet pourra constituer un sérieux atout. "Ramener les présentations des pilotes intranet en comité de pilotage à des enchaînements d'écrans afin d'éliminer toute ambiguïté possible par rapport à des spécificités textuelles est un facteur de réussite de son projet", souligne Alain Garnier.

 

8- Customisation, personnalisation et innovation : atouts clés d'un intranet dynamique

'Difficile dans le contexte actuel de ne pas rester insensible aux sirènes du Web 2.0 et de ses interfaces innovantes. Ajax, drag&drop, blog/wiki, RSS : autant de technologies qui confèrent une certaine modernité à l'intranet et s'avèrent à même de faciliter l'adhésion des utilisateurs. Une dose de SSO, deux pincées d'interfaces riches, trois zestes de personnalisation sont les premiers ingrédients d'un intranet 2.0 réussi.

Mardi 25 mars 2008

Le Courant Porteur en Ligne en 5 questions

Technologie ancienne, le Courant Porteur en Ligne, ou CPL, progresse lentement sur le marché des réseaux. Quelques éléments pour faire le point sur les avantages, et les risques, de cette technologie.

 

Le CPL, qu'est ce que c'est ?

Il s'agit d'une technologie qui permet le transfert d'informations numériques en utilisant les lignes électriques. Ainsi, il est possible de créer un réseau local mais aussi de se connecter à l'Internet par ce biais.

Le courant porteur est aujourd'hui utilisé en bas débit pour des applications industrielles mais aussi et de plus en plus pour des applications domotiques.

C'est par exemple du courant porteur en ligne qui est utilisé pour faire basculer en tarif nuit un compteur électrique. Le CPL haut débit permet quant à lui de faire transiter des données informatiques par le courant électrique. Les débits atteints sont compris entre 14 Mbit/s et 200 Mbit/s.

Le CPL, comment ça marche ?

Couplé au courant électrique de 50 Hz, un signal de plus haute fréquence (bande 1,6 à 30 Mhz) mais d'énergie plus faible est utilisé sur le réseau électrique, transportant les données. Ce signal peut être reçu et décodé à distance.

Existe-t-il un standard ?

Oui, il s'agit du standard américain Homeplug, relatif aux installations mises en place après le compteur.

Les autorités de régulation ont du mal à définir le cadre juridique du CPL.

Quel est le cadre juridique du CPL ?

Les autorités de régulation ont du mal à définir le cadre juridique du CPL, puisqu'il est à la fois un réseau électrique et un réseau de télécommunication. Il n'existe pas par ailleurs de réglementation précise pour l'équipement CPL.

Les installations effectuées en aval du compteur électrique sont libres, sauf si l'installation provoque de la nuisance. Alors, l'installation doit être retirée. En revanche les expérimentations à des fins de boucles locales doivent être autorisées par l'ARCEP.

En France, depuis 2005, L'Autorité de régulation des télécommunications a levé le statut transitoire qui était jusqu'à présent appliqué aux réseaux filaires basés sur la technologie des Courants Porteurs en Ligne (CPL).

Quels sont les inconvénients du CPL ?

La communication en CPL doit composer avec des bruits fréquents et de fortes atténuations. C'est pourquoi la technique de la redondance est nécessaire pour faire fonctionner correctement le CPL.

Par ailleurs, le circuit électrique n'est pas blindé, ce qui fait que ce dernier se transforme en antenne et les ondes de haute fréquence rayonnent dans l'environnement proche, et ce jusqu'à une centaine de mètres.

De ce fait, tout le matériel de réception radio est perturbé par l'utilisation du CPL. A l'inverse, le signal CPL peut être lui-même parasité par des flux électromagnétiques provenant d'écrans, de transformateurs, mais aussi par des ondes radios.
Enfin, les incidences sur la santé d'un rayonnement constant de CPL sont pour l'instant peu connu et soulèvent des interrogations.

Jeudi 14 février 2008

Optimisation du réseau WAN : de la tactique à la stratégie

Dans l'économie mondiale d'aujourd'hui, les entreprises partagent leurs applications avec des centaines de succursales dans le monde. Dans ce contexte, le réseau WAN joue un rôle plus important que jamais.
 
Franck Lyonnet JDN Solutions (30/01/2008)
 
L'augmentation du nombre d'utilisateurs, du trafic WAN et TCP/IP, la convergence de la voix et des données, la consolidation des serveurs, la migration des réseaux vers la commutation MPLS, sont autant de facteurs expliquant la mauvaise performance des applications sur le réseau WAN. Optimiser ce fonctionnement est devenu indispensable et urgent pour la plupart des départements informatiques.

Les techniques d'optimisation des réseaux étendus ou WAN assurent l'accès aux applications critiques lors d'une période de congestion par le traitement prioritaire du trafic important au travers d'une classification de type QoS (Quality of Service), l'application de règles et le lissage du trafic.

Elles permettent également grâce à la compression, des techniques de caching et/ou la réplication des données, de réduire la bande passante requise pour transférer le trafic WAN, Enfin, elles peuvent réduire les impacts liés aux temps de réponse du réseau avec des méthodes telles que l'optimisation spécifique d'un protocole ou d'une application.

Le besoin pour des outils de contrôle de l'optimisation du réseau étendu (WAN Optimization Controller) est apparu au cours des dernières années. Ceux-ci répondent aux problèmes de performance des applications sur certaines parties du réseau. Des entreprises ont adopté une approche tactique en installant ces outils WOC sur des sites où les utilisateurs finaux avaient des difficultés à accéder aux applications en réseau.

Le déploiement opportuniste de ces outils apporte de nombreux avantages. Dans de nombreux cas, ils sont immédiatement perçus sur les sites où cette technologie est déployée. Ceci dit, les applications et les réseaux ne sont pas tous compatibles avec ce type d'approche tactique de la gestion des performances applicatives, et ce pour quatre raisons principales :

•    Inefficacité : sur les grands réseaux, il est très fréquent que ces outils n'améliorent pas les performances. Les réseaux modernes ont des topologies maillées que les WOC ne peuvent gérer correctement.
•    Dépenses d'investissement élevées : bien qu'ils tendent à être plus abordables, ces outils coûtent encore beaucoup plus qu'un routeur
•    Gestion coûteuse : les WOC sont des produits high-tech qui doivent être configurés individuellement. De plus, tous les WOC doivent être configurés de manière cohérente, tout en reflétant les besoins locaux.
•    Pas d'évolutivité : les WOC permettent d'optimiser les performances des applications sur une dizaine ou une vingtaine de sites. Rares sont ceux capables d'étendre ces avantages à des centaines ou milliers de sites.

Une nouvelle génération de solutions d'optimisation globale et dynamique des applications en réseau émerge, ces WOS ou systèmes d'optimisation de réseau étendu permettent aux entreprises d'évoluer d'une approche tactique vers une approche stratégique.  

Les avantages des WOS par rapport aux WOC

Les WOS sont beaucoup plus avantageux que les WOC. Ces systèmes sont mieux adaptés aux grandes entreprises disposant d'une multitude de succursales. Ils reposent sur une approche globale, offrant des possibilités particulièrement en phase avec la nécessité de répondre aux problèmes mentionnés ci-dessus.

•    Efficacité : les WOS traitent les problèmes de performance des applications globalement. Ils réduisent les temps de réponse des applications, tout en les garantissant indépendamment de la topologie et des conditions du réseau.
•    Dépenses d'investissement minimes : les composants des WOS coopèrent les uns avec les autres dynamiquement pour répondre aux besoinx de l'ensemble des succursales sans nécessiter l'installation d'un équipement sur chaque site (tele-optimisation).
•    Gestion peu coûteuse : les administrateurs de réseau configurent les WOS globalement, sur la base des objectifs de performance des applications. Les WOS n'ont pas besoin d'être configurés individuellement. Ils calculent et appliquent dynamiquement les meilleures configurations avec des algorithmes puissants et intelligents, qui garantissent l'application des meilleurs paramètres, même lorsque le réseau, les applications ou les caractéristiques des sites évoluent.
•    Évolutivité : les WOS ont été conçus dès le départ pour les grands réseaux. Ils sont capables de prendre en charge les plus grands réseaux, sans risques de perte d'efficacité et de fiabilité.

Les WOS sont de puissants outils pour les DSI. Ils apportent un niveau supérieur d'abstraction à l'optimisation du réseau étendu et un contrôle global des performances applicatives, s'intégrant ainsi parfaitement aux principes de gouvernance informatique et de l'ITIL.

Les WOS diffèrent des autres approches de gestion des performances applicatives sur le réseau étendu. Pour la première fois, vous pouvez garantir le bon fonctionnement des applications critiques en tout point du réseau, dans toutes les circonstances.
Mercredi 24 octobre 2007

Les tests de réseaux WiMAX se multiplient

 
Free et Bolloré Télécom mettent à leur tour la technologie WiMAX mobile à l'épreuve, à l'occasion de trois expérimentations sur Paris et sur ses environs.


Gilbert Kallenborn , 01net., le 22/10/2007 à 17h45
 
Nouveau frémissement sur le marché du WiMAX. Bolloré Télécom, qui détient douze licences WiMAX régionales en France, vient de mettre en place deux sites pilotes, à Puteaux, près de la tour Bolloré, et dans le seizième arrondissement de Paris, près de la porte Dauphine. Selon Les Echos, l'infrastructure s'appuie sur des équipements fournis par Motorola, Alcatel-Lucent et Samsung. Elle est conforme à la norme 802.16e-2005, qui autorise un fonctionnement nomade et mobile, le second autorisant le passage d'une station de base à une autre sans perdre la connexion (hand-over). Elle permettrait d'atteindre 7 mégabits par seconde, en débit réel, pour le téléchargement de données et 3 mégabits par seconde pour l'envoi.

« Ce pilote avec Motorola nous permettra de mieux comprendre la fourniture du haut-débit. Nous prévoyons un lancement commercial selon un nouveau modèle multimédia intégré », explique Jean-Baptiste Chavanne, PDG de Bolloré Télécom, dans un communiqué.

Le WiMAX de Free est peu mis en valeur

Selon le quotidien économique, Free aurait également mis en place un site de tests à Paris, dans le quinzième arrondissement cette fois. Le fournisseur d'accès à Internet, qui est le seul à disposer d'une licence WiMAX nationale, s'appuie sur les équipements de Nokia, d'Alcatel-Lucent et de Samsung. L'infrastructure serait également conforme à la norme 802.16e-2005. Jusqu'alors, Free ne disposait que d'une offre WiMAX fixe (norme 802.16d), basée entre autres sur le fournisseur Alvarion. Cette offre est d'ailleurs peu mise en valeur. Le site Web de la filiale qui en est responsable - IFW - est très minimaliste, et son service commercial est difficilement joignable.

Free et Bolloré ne sont pas les premiers à expérimenter la technologie du WiMAX mobile 802.16e. Des tests analogues ont démarré en juillet dernier à SHD, filiale commune de SFR et de Neuf Cegetel, ainsi qu'à Altitude. L'opérateur HDRR (filiale de TDF, de LD Collectivités, d'Axione et de la Caisse des dépôts) a, quant à lui, déployé un réseau WiMAX 802.16e en janvier dernier pour les habitants du département du Loiret.

Des infrastructures bridées

Rappelons que la norme 802.16e permettrait, en théorie, de créer des réseaux mobiles similaires aux réseaux cellulaires avec hand-over. Cette fonctionnalité n'est pas autorisée selon les licences WiMAX délivrées par l'Arcep, pour ne pas défavoriser les opérateurs GSM qui ont dépensé beaucoup d'argent pour leurs propres licences. Les titulaires des licences WiMAX sont donc obligés de brider leurs infrastructures. Mais ils espèrent en secret que le régulateur leur permettra d'utiliser, un jour, cette fameuse fonction de mobilité.

Jeudi 30 août 2007

L'audit de performance et l'analyse de flux IP

Dernière fonction majeure qui gravite autour de la sphère IP, l'analyse de flux représente un nouveau marché en pleine expansion pour les acteurs du marché des réseaux. L'objectif étant de se différencier sur l'intelligence logicielle, en apportant aux entreprises utilisatrices des informations sur leurs applications communicantes. Cette information se situe non pas au niveau du réseau et de la qualité de service, mais plutôt sur de l'information métier pour optimiser derrière les processus de l'entreprise.

"L'objectif est de connaître par exemple combien de temps un ordre de bourse va mettre pour être passé, dans le cas d'une banque, ou d'extraire les flux vidéos pour faire de la mesure d'audience dessus. L'intérêt de notre technologie est de pouvoir décapsuler un à un les différents protocoles d'une trame IP pour analyser de manière fine les contenus qui le composent. Nous nous rapprochons au plus près de l'application pour examiner son fonctionnement", déclare Gautier Harmel de Qosmos.

Le temps de latence et la gigue conditionnent la qualité de la voix

Cette information est capable de nourrir des solutions d'aide à la décision, de gestion de la connaissance, ou des tableaux de bord d'activité. Ce type d'applications peut également servir pour des usages de sécurité, en analysant si les protocoles sont tous bien utilisés ou si certains ne sont pas utilisés pour faire passer du trafic P2P ou Skype par exemple. A partir de ce premier niveau d'inspection, des optimisations sont possibles, là encore en fonction du trafic que l'entreprise souhaite privilégier.

L'audit est devenu particulièrement critique, par exemple dans le domaine de la voix sur IP, où le temps de latence et la gigue conditionnent par exemple la qualité de la voix. Même chose pour les applications distantes critiques comme les solutions de CRM et les bases de données. Le développement de la communication de machine à machine (M2M) en informatique embarquée, complique encore les choses puisqu'il multiplie les équipements reliés au réseau. Dans le cas de distributeur de boisson connecté, ou de voiture connectée, toute panne réseau ou dysfonctionnement pourra être signalé rapidement grâce à l'analyse de flux en temps réel.

L'analyse de flux gagne également du terrain en raison de la mutualisation courante des liens réseaux. Les entreprises cherchant à rentabiliser leur lien, et les débits augmentant, de plus en plus d'applications passent au même endroit et au même moment. Il faut alors pouvoir suivre et distinguer tous les flux qui passent par ce lien.

Réalisé par Yves DROTHIER, JDN Solutions 30/07/2007 

Mercredi 29 août 2007

Les nouveaux usages d'Internet et les limites d'IP 

Alors que l'usage de l'Internet Protocol ne cesse de grandir, les données qui transitent dessus évoluent : voix, vidéos, bases de données, stockage... Pour traiter ces données diverses, l'IP fait appel à d'autres protocoles spécialisés comme HTTP pour le Web, TNS pour les bases de données Oracle, Infiniband dans le stockage. Mais pour utiliser tout le potentiel des données et du réseau, IP montre aussi certaines limites en tant que protocole généraliste. Il est donc accompagné par des services supplémentaires d'optimisation, de compression ou d'accélération du trafic comme par exemple Citrix.

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Gautier Harmel
Qosmos
 

"Les spécialistes réseaux parlent de plus en plus de routage applicatif. Il s'agira non plus de faire prendre une route différente au paquet en fonction de la seule adresse IP du destinataire, mais de prendre la bonne route, celle qui utilisera le tuyau le plus adapté au contenu qui passe par le lien réseau. Par exemple, si le contenu est vidéo, il faudra privilégier de gros tuyaux. SI c'est un mail, au contraire, le flux sera routé vers un tuyau qui coûte moins cher. C'est un peu dans l'esprit du VPN MPLS, qui consiste à affecter faire passer du trafic dans différentes classes de services en fonction du contenu. Dans la pratique, cependant, ce concept n'est pas encore très utilisé", estime Gautier Harmel, directeur marketing et co-fondateur de Qosmos.

L'IPv6, annoncé depuis longtemps, ne changera pas la donne pour autant. Il garde le même concept de routage, mais allonge la plage d'adresses IP disponible pour les utilisateurs du protocole. Est-ce pour autant la mort du protocole IP à terme ? Non, répondent les experts qui voient plutôt une évolution en cours via l'encapsulation d'autres protocoles comme BGP, MPLS, EGP, IGP ou l'algorithme OSPF. Ainsi, IP se charge uniquement de l'adressage et confie l'intelligence du routage à un protocole tiers le temps de remplir sa mission.

"Le sens de l'histoire, c'est la convergence de tous les moyens de communication possibles par tous les terminaux possibles. Et pour que chacun puisse communiquer, il faut quelque chose qui fédère ces différents environnement. IP remplit ce rôle. Il permettra demain à un PC portable, à un réfrigérateur et à un téléphone, de dialoguer ensemble. Pour faire une analogie, IP est au PC ce que le langage est à l'homme. Nous avons besoin d'un langage commun pour nous comprendre. Pourtant, chaque corps de métier possède son vocabulaire propre, qui ne peut être compris qu'en possédant les clés de cet univers métier, un peu comme les protocoles applicatifs encapsulés dans l'IP", analyse Gautier Harmel.

 

Réalisé par Yves DROTHIER, JDN Solutions 30/07/2007

Mardi 28 août 2007

Le stockage sur IP

L'IP s'invite ces dernières années plus régulièrement sur le segment du stockage. Les offres de stockage en réseau (SAN), qui dominent le marché jusqu'à aujourd'hui, ont trouvé un nouveau concurrent avec l'Infiniband et, surtout, l'iSCSI. Pour ces deux normes, le protocole utilisé se base sur l'IP plutôt que sur le Fiber Channel, norme propriétaire très perfectionnée mais aussi très coûteuse, et moins répandue que l'IP.

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Thierry Paproki
(LSI)
 

"L'avantage de l'IP est clair par rapport au Fiber Channel. Des experts en réseau, on en trouve à tous les coins de rue, alors que des experts Fiber Channel c'est plus dur. Au niveau des petites entreprises, l'iSCSI a beaucoup de sens puisqu'il évite d'investir dans une nouvelle infrastructure pour gérer son stockage. De plus, l'iSCSI apporte la notion de réseau propre à l'IP et favorise donc l'interconnexion des solutions de stockage en entreprise. Cette notion là, absente du SAN Fiber Channel à ses débuts, a été depuis intégrée", notent Thierry Paprocki et Didier Gava, de la société LSI.

Là encore, la montée en puissance du protocole IP a été permise par l'augmentation exponentionnelle des débits des réseaux Ethernet. Aujourd'hui disponibles à 1 et 10 Gbits, ces réseaux promettent d'atteindre à l'horizon 2011 des vitesses de 100 Gbits. Même si l'IP n'utilise pas la bande passante de la même manière et ne dispose pas des mêmes techniques de qualité de service que le Fiber Channel, il devient une alternative intéressante, même pour les grandes entreprises qui veulent connecter de petits sites distants.

L'Infiniband, qui encapsule de l'IP, fait office de concurrent direct au Fiber Channel dans le domaine des ordinateurs haute performance (calcul scientifique, centre de données, recherche...). A 40 Gbits, l'Infiniband pourrait même venir titiller l'iSCSI. "La clé se sont les développeurs. Aujourd'hui, ils préfèrent utiliser des protocoles qu'ils maîtrisent c'est à dire soit de l'IP, soit du Fiber Channel. Mais si demain par exemple Oracle pousse l'Infiniband et fait en sorte que son logiciel fonctionne mieux avec, la donne pourrait changer", ajoutent les deux consultants de LSI.

Même le Fiber Channel multiplie désormais le recours à l'IP pour les interconnexions longue distance entre site de stockage. Le réseau répond alors à des besoins de plans de reprise d'activité. "La consolidation est devenu indispensable pour les entreprises. Mais une fois les projets de consolidation menés, si le site central disparait, toutes les données de l'entreprise sont perdues. Donc, des projets de PRA ont lieu pour délocaliser les centres de données. Au début, ce phénomène plutôt lié au secteur des télécommunications et de la finance, concerne maintenant tout le monde ou presque", déclarent Thierry Paprocki et Didier Gava.

Enfin, dernier avantage de l'IP dans le domaine du stockage : le protocole se prête relativement bien à la mutualisation de lignes. Ainsi, si pour des besoins ponctuels l'entreprise nécessite de bâtir un lien longue distance à haute performance en Fiber Channel, elle peut construire une ligne IP qu'elle pourra mutualiser avec d'autres services réseaux lorsque le stockage n'utilise pas la bande passante.

Réalisé par Yves DROTHIER, JDN Solutions 30/07/2007

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