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Marc GAUBERT

Au cours de ses 30 ans d'expérience en Entreprises, Marc GAUBERT a dirigé des équipes commerciales et réalisé des solutions concrètes d'exploitation et de développement.

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Vendredi 16 octobre 2009

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Mardi 22 avril 2008

La vidéosurveillance sur IP s'installe sur le réseau

Depuis peu, ce marché se développe rapidement, en particulier grâce à un nouvel arrêté du ministère de l'Intérieur.

Stéphanie Renault, 01net., le 16/04/2008 à 17h05

 

A l'occasion du salon CoIP/VoIP, les 15 et 16 avril au Cnit Paris la Défense, on pouvait au détour des stands proposant des solutions de voix sur IP tomber sur des offres de vidéosurveillance sur IP. Plus souvent présentes dans les salons dédiés à la sécurité, ces solutions trouvent pourtant tout naturellement leur place dans cet environnement de convergence, selon leurs exposants.

« Il s'agit d'interpeller le DSI, visiteur du salon, et de lui montrer que sur son réseau IP, on peut aussi faire circuler de la vidéo, explique Laurent Chaumereuil, directeur commercial de Viseox. Cet éditeur d'enregistreur vidéo numérique était également à la recherche de partenaires intégrateurs. La vidéosurveillance répond à un besoin fonctionnel. Mais la réponse à ce besoin est aussi structurelle » , analyse le directeur commercial.

La vidéosurveillance sur IP n'est pas une nouveauté. Les événements du 11 septembre 2001 avaient donné une première impulsion à ce marché. Mais depuis quelques temps, le marché accélère encore. « Le marché de la vidéosurveillance IP devrait croître de 42 % par an, alors que le marché global de la vidéosurveillance augmente lui de 10 % par an », selon Laurent Chaumereuil, citant le cabinet IMS Research.

« Depuis septembre 2007 plus particulièrement, on assiste a une augmentation des demandes de la part de nos clients », note Bruno David, directeur général délégué de Foliateam, intégrateur spécialisé dans l'intégration de systèmes de téléphonie IP, mais aussi de sécurité sur IP. Il installe notamment les caméras IP de Mobotix.

Un arrêté du ministère de l'Intérieur

Cette augmentation de la demande est une conséquence « de la politique du Gouvernement en matière de sécurité et de discours sécuritaire », note un exposant, mais aussi de l'arrêté du ministère de l'Intérieur daté du 3 août 2007. « Cet arrêt définit des normes de qualité pour les systèmes de vidéosurveillance. Notamment en termes de qualité d'images qui doivent être de 12 images par seconde pour un plan large, et de 6 images par seconde pour un plan serré. Il spécifie également la façon dont doivent être transportées et stockées les données », poursuit Laurent Chaumereuil.

« Sur les systèmes de vidéosurveillance urbaine, il faut pouvoir identifier les visages », ajoute Bruno David. Autant de contraintes auxquelle la vidéosurveillance IP répond.

Aujourd'hui les définitions des caméras IP atteignent couramment les 1,3 million de pixels, voir les 3 ou 5 millions, pour des débits de 6 images par seconde. « Mais les solutions de vidéosurveillance analogiques restent tout à fait performantes, tempère Bruno David, cependant, choisir une solution sur IP, c'est aussi faire le choix des standards de demain. Comme c'est le cas pour la téléphonie sur IP ».

Des gains liés à la convergence

La vidéosurveillance sur IP apporte théoriquement des gains liés à la convergence des systèmes. Théoriquement, car dans les faits, les entreprises préfèrent souvent dédier un réseau Ethernet à part pour la vidéosurveillance, fût-elle IP. « C'est une question de sécurité des systèmes, mais aussi parce qu'en termes de consommation de bande passante, il vaut mieux parfois rester sur des réseaux à part. Un flux de 5 images par secondes à 1,3 million de pixels occupe un débit de 4,8 Mbit/s », explique Laurent Chaumereuil. Cet écueil technique devrait disparaître avec l'arrivée des premières caméras embarquant nativement le protocle H264 qui réduira ce même flux à environ 128 kBit/s. Une arrivée prévue d'ici à la fin de l'année.

Il sera peut-être plus long de résoudre l'autre écueil. « Comme ça a été le cas pour la téléphonie sur IP, la vidéosurveillance n'est en général pas gérée par les mêmes services dans l'entreprise que l'informatique, explique Bruno David, il nous est arrivé de devoir installer des commutateurs dans de nouveaux coffrets techniques appartenant aux services généraux, qui allaient gérer la vidéosurveillance, parce qu'ils n'avaient pas les autorisations pour utiliser les coffrets, pourtant vides, de la DSI... »

Les directions informatiques vont donc peu à peu devoir faire de la place sur leur réseau aux flux de vidéosurveillance, comme ils ont du le faire pour ceux de la téléphonie.

Jeudi 17 avril 2008

Voix sur IP : les 5 menaces qui pèsent
sur votre réseau

 
La convergence voix-données hérite des vulnérabilités de la téléphonie traditionnelle comme de celles des cœurs de réseau. Revue de détail des risques et des méthodes de protection.

Stéphane Bellec et Jérôme Desvouges , 01 Informatique (n° 1941), le 16/04/2008 à 07h00

 
L'homme en bleu de travail se présente à l'accueil, sac de cuir en bandoulière, cigarette au coin des lèvres et casquette sur le sommet du crâne. Tout le monde le sait, ce faux plombier va, en fait, brancher un système d'écoute sur le central téléphonique... Aujourd'hui, la voix sur IP (VoIP) a quelque peu changé la donne. Plus besoin d'intervention physique. Certes, les PABX (Private Automatic Branch eXchange) traditionnels pouvaient être attaqués de l'extérieur via les modules de prise en main à distance mis en place par l'installateur. Mais l'épine dorsale de l'entreprise, son réseau de données, n'était pas concernée.

En déployant une solution de VoIP, les entreprises ouvrent potentiellement une brèche dans leur système d'information. Toutes ne risquent pas la même chose. Un groupe pétrolier sera plus susceptible de subir une mise sur écoute. Un centre d'appel sera plus facilement sujet à une attaque par déni de service. D'origine externe ou interne, les grandes menaces sont au nombre de cinq. Un conseil simple et logique pour les nouveaux arrivants dans le monde de la téléphonie sur IP : appliquer peu ou prou les mêmes règles que pour la mise en place d'un cœur de réseau traditionnel. Et, avant tout, définir en amont une politique de sécurité censée remonter les risques qui concernent l'entreprise avant de décider d'un quelconque équipement ou d'une éventuelle architecture.
 

1. Le déni de service

C'est sûrement l'une des attaques les plus répandues. Comme pour un site internet, elle a pour but de rendre inopérant le système, ici le réseau téléphonique. La personne malveillante peut s'attaquer à l'IPBX en saturant le serveur. Une mauvaise mise en œuvre, par exemple, de la pile TCP-IP peut être fatale car elle favorise le « flooding ». Le serveur de communication ou encore la passerelle située entre le monde IP et le RTC (réseau téléphonique commuté) sont deux autres cibles. Une manière différente de lancer un déni de service est de s'attaquer directement au téléphone IP. Cette méthode est totalement nouvelle puisque dans une architecture traditionnelle les téléphones dénués d'intelligence ne pouvaient pas servir de cibles. Les experts, pour qui cette attaque est assez facile à réaliser, estiment qu'il ne faut pas omettre de sécuriser le lien entre le terminal et l'IPBX, particulièrement lorsqu'on procède aux actions d'enregistrement du premier sur le dernier.
 

2. La fraude téléphonique

Il s'agit de prendre la main sur l'IPBX et de le transformer, par exemple, en cabine téléphonique sauvage à l'aide de laquelle on va pouvoir passer des appels aux frais de l'entreprise. « Le moyen le plus simple et efficace est d'exploiter les services actifs dédiés à l'administration des équipements comme Telnet ou SSH. Ces services permettent de voir s'il existe un compte trivial - un compte préconfiguré par le constructeur - conservé sur l'équipement. On trouve notamment sur internet des listes de comptes par défaut des constructeurs », explique Pierre Texier, consultant en sécurité informatique au sein du cabinet Lexsi. Ce qui change, c'est que désormais l'attaque peut également venir de l'extérieur. Il suffit de modifier son identité en vue d'une manipulation des flux de signalisation. La simplicité qui semble prévaloir pour mener ce type d'attaque peut surprendre. « Il suffit de passer un peu de temps sur internet et de posséder un PC connecté au réseau pour mener à bien une fraude », explique encore Pierre Texier. Afin de parer à ce genre de détournement, on trouvera notamment des acteurs comme Checkphone, Nortel, Alcatel-Lucent et Aastra Matra, dont les solutions, se positionnant directement sur le lien T2, filtrent les appels entrants et sortants. Autre moyen : installer un pare-feu spécifiant des règles appliquées aux communications.
 

3. L'écoute

Comme la fraude, l'écoute est très simple à réaliser, d'après les consultants en sécurité. Encore une fois, quelques heures passées sur la toile suffisent au néophyte pour obtenir le mode d'emploi du parfait « plombier » sur IP. Que l'intention soit de prêter une oreille attentive aux échanges d'un poste particulier vers l'extérieur, aux conversations entre des postes internes bien identifiés ou encore d'explorer les messageries vocales...

Afin de s'en prémunir, la principale défense consiste à procéder au chiffrement des conversations en utilisant SRTP (Secure Real Time Protocol), élaboré sur un algorithme AES. Ce dernier, proposant des clés de 128, 192 ou 256 bits, n'a effectivement toujours pas pu être cassé. « Une des méthodes pour protéger un téléphone de l'écoute peut consister à programmer un réadressage IP automatique régulier pour chaque terminal », explique Pierre Demoutiez, expert en télécommunications de l'entreprise Metassistance. Mais il arrive parfois, alors que le périmètre de sûreté a bien été validé, que certains trous de sécurité viennent s'intercaler à posteriori. Par exemple, pour des raisons légales, des entreprises telles que les compagnies d'assurances sont tenues d'enregistrer toutes les conversations de leurs téléopérateurs. Et, si l'ensemble du flux a effectivement été soumis à un algorithme de chiffrement, le nouveau trajet jusqu'à l'enregistreur est en clair si le logiciel d'enregistrement n'intègre pas de procédure cryptographique.
 

4. L'accès au système d'information

Les IPBX d'entreprise, au même titre que les postes clients équipés de logiciels de type Skype, doivent toujours être ouverts afin de recevoir les appels. Cela signifie que n'importe qui peut leur envoyer des messages. Le destinataire est alors totalement dépendant de l'intégrité du logiciel de VoIP, et de sa capacité à prévenir les attaques et à les empêcher de pénétrer dans le système d'information. Les conditions de base sont donc : bien segmenter chaque réseau par des réseaux virtuels, filtrer correctement et, ensuite, veiller à une bonne application des règles. On peut aussi ajouter un contrôle d'intégrité physique du poste (numéro de série, adresse MAC, etc.).

Si les trois menaces précédentes ont déjà une histoire, celle-ci est nouvelle et ne concerne plus uniquement le réseau téléphonique. C'est une des problématiques à l'origine du besoin d'impliquer la direction informatique dans le pilotage des déploiements VoIP. En effet, certaines entreprises avaient, en toute logique, confié cette tâche au service déjà en charge du réseau téléphonique traditionnel. « Près de 80 % des entreprises qui sont venues nous consulter se sont retrouvées dans ce cas de figure. Nous les avons réorientées vers leur DSI ou leur RSSI pour réaffecter à ces derniers le pilotage du projet », reconnaît Pierre Texier.
 

5. Vishing et Spit

Le vishing (contraction de VoIP et de phishing) est une attaque qui consiste à mettre en place un système de serveurs composant de façon aléatoire des numéros. Lorsqu'une personne finit par décrocher, elle entend un message, laissé par un serveur vocal se faisant passer, par exemple, pour un établissement financier et l'informant d'opérations débitrices inhabituelles. Un service comptabilité, par exemple, utilisant un service d'e‑banking pourrait ainsi délivrer des informations confidentielles en toute innocence.

Le spit (Spam Over Internet Telephony), lui, représenterait déjà 40 % des appels pour certains éditeurs du monde de la sécurité, quand d'autres nient son existence. Les experts, quant à eux, s'accordent à dire qu'il compte parmi les craintes les plus fortes. En effet la gratuité des appels et le lien entre le téléphone et internet simplifient la mise en place de robots d'appels. La différence avec le spam se situe surtout au niveau de l'identification de l'appelant, le numéro pouvant être masqué. Aujourd'hui, les procédures pour remonter à la source passent par une commission rogatoire très longue. On peut sans peine imaginer l'énorme confusion que le Spit pourra générer. D'autant que, dans ce cas précis, les opérateurs seront obligés d'assumer leur part de responsabilité. S'ils ont pu, jusqu'ici, se défausser en se reposant sur des solutions d'éditeurs tiers installées chez le client, ils devront traiter le cas du spit sur leurs propres systèmes.
 

Conclusion

Il est très difficile d'avoir une idée du nombre d'entreprises victimes d'attaques, et de connaître le type d'agressions le plus pratiqué. De même qu'il n'est pas aisé de distinguer la menace réelle de celle du « marketing de la peur », intelligemment véhiculé par les éditeurs du monde de la sécurité. Les recommandations du cabinet Ovum tiennent alors du bon sens. Quel que soit le secteur, voix ou données, le cabinet d'études et de conseil enjoint l'entreprise à mettre en place une vraie politique de sécurité. Et à se doter de personnel formé et à s'équiper de produits certifiés comme ceux qui sont testés et approuvés par les Critères communs.
 

Représentation d'un réseau voix-données sécurisé

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Pour les routeurs, commutateurs et pare-feu s'applique une configuration spécifique à chaque plate-forme VoIP. Ici, le niveau de sécurité du réseau virtuel « serveur voix » peut encore être accentué en isolant chacun des composants.

Peter Cox, consultant en sécurité, récemment fondateur de la start up UM Labs

« Il est plus facile de lancer avec succès une attaque sur un système de VoIP »

« Contrairement aux autres applications IP, ces systèmes sont très récents. On ne bénéficie pas encore d'une expérience étendue dans la manière de les gérer et de les sécuriser. D'autant plus qu'il y a plusieurs cibles possibles pour un hacker. Il faut savoir que les pare-feu standards offrent une protection assez limitée. Bien souvent, ils ne gèrent pas les protocoles de VoIP. Ainsi, ils ne sont pas en mesure de détecter et contrer une attaque contre le protocole ou les applications. »

« La vraie question à se poser est : quel risque y a-t-il que mon réseau de VoIP soit attaqué ? »

« Etant donné le nombre élevé de menaces potentielles, le nombre de cibles possibles dans l'architecture et le risque financier, je crois que la réalité est démontrée et que chaque organisation qui déploie la voix sur IP devrait déployer la sécurité qui va avec. »

Pierre Demoutiez (Metassistance et Aastra Matra) : « les informaticiens ont un discours alarmiste »

« Les informaticiens sont, depuis toujours, préoccupés par leur réseau et le moyen de le protéger. Pas les gens du monde de la téléphonie. Dans les déploiements que l'on réalise, on se rend compte qu'au moins 85 % des mots de passe protégeant les PBX sont fournis par les constructeurs. IP apparaît comme un monde plus compliqué aux yeux des personnes responsables de la téléphonie. C'est en partie à cause du discours alarmiste des informaticiens qui ont peur de tout. Je ne dis pas que les dangers n'existent pas, mais ils ne sont pas forcément aussi nombreux qu'on veut nous le faire croire. De plus, on parle de dangers mais on ne précise pas assez souvent qu'ils viennent en général de l'intérieur. Je ne suis pas convaincu qu'il faut des pré-requis spéciaux pour sécuriser la voix. »

Franck Moussé (compagnie d'assurances Dexia Sofaxis) : « le déni de service était la menace la plus gênante »

« La sécurité était un facteur important dans le choix de notre plate-forme. Or nous avons beaucoup plus confiance en l'environnement Linux pour la sécurité et la robustesse. Nous avons finalement choisi la solution IBM. Nos deux parcs de 400 PC et de 400 téléphones sont chacun à l'intérieur d'un réseau virtuel dédié. Au préalable, nous avons pris le temps de savoir quelles étaient les menaces qui nous concernaient. Nous avons pris nos dispositions en termes de haute disponibilité. Si nous avons bien étudié le fait d'isoler notre cœur de réseau, nous avons aussi veillé à une redondance de notre réseau téléphonique, le déni de service étant la menace la plus gênante pour notre activité. Depuis que le réseau a été déployé il y a trois ans, nous n'avons subi aucune attaque. Nous allons cependant procéder très prochainement à un audit interne. »
 

Les éléments indispensables pour vous protéger

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Jeudi 27 mars 2008

La convergence voix-données prend doucement forme

 
L'univers de la téléphonie rejoint celui de la bureautique communicante avec, comme dénominateur commun, le protocole SIP. Les entreprises vont enfin centraliser leurs ressources informatiques et téléphoniques.
 

Frédéric Bergé, Olivier Bouzereau, Jérôme Desvouges , 01 Informatique (n° 1941), le 26/03/2008 à 07h00.

 
Les communications unifiées, commencent seulement à être envisagées en entreprise. Selon le cabinet Gartner, elles font même partie, aux côtés de la virtualisation ou des applications composites (les mashups), des dix technologies stratégiques pour 2008. A l'origine de cette « révolution », qui devrait bouleverser la façon de travailler, figure le ralliement des fournisseurs et de leurs clients au standard SIP (Session Initiation Protocol).

Ce protocole de signalisation, qui n'a pas été conçu spécifiquement pour la téléphonie ou la visioconférence, établit des sessions multimédias interactives sur IP. Il se compare à une boîte à outils, autorisant le développement de nouvelles applications de communication d'entreprise. Le meilleur exemple en est la messagerie instantanée, qui avait d'abord séduit le grand public avant de convaincre les professionnels. Toute l'industrie de la téléphonie privée et de la bureautique communicante a rallié ce protocole. Et a investi massivement dans le développement d'applications ou de terminaux SIP.

Dernier acteur en date, et non le moindre : Microsoft, avec le serveur OCS 2007 lancé en octobre 2007 et paré des atouts du standard SIP. Cette irruption du numéro un mondial des logiciels bureautiques dans la téléphonie privée, pré carré des équipementiers télécoms traditionnels, symbolise à elle seule la profondeur des changements qui s'annoncent.
 

Simplifier le travail collaboratif

La façon habituelle de travailler en entreprise avec, d'un côté, un téléphone, même IP, et de l'autre un PC et sa messagerie électronique, va être bouleversée par la mise en œuvre des technologies de communications unifiées. Qui n'a jamais enragé devant l'impossibilité de joindre par quelque moyen que ce soit (téléphone fixe, mobile, courriel) l'interlocuteur tant désiré ?

De même, bien que l'usage de l'audioconférence se soit démocratisé, celle-ci continue d'exiger une planification bien pensée pour réunir tous les participants à l'heure dite. Le plus petit commun dénominateur, indispensable pour « fluidifier » ces échanges, est la gestion de la présence de l'interlocuteur, avec une mise à jour temps réel de son statut (occupé, absent, en réunion). Cette véritable novation, apportée par le protocole SIP et son extension Simple (SIP for Instant Messaging and Presence Leveraging Extensions) est également source de productivité. « Permettre aux collaborateurs de déterminer quand, comment et via quel terminal leurs correspondants pourront être joints en temps réel, constituera le prochain grand outil de productivité après la messagerie unifiée », analyse Robert Arnold, consultant au sein du cabinet américain Current Analysis.

Toutefois, la route est encore longue d'ici à ce que ce faisceau de technologies, à la croisée du téléphone, de la messagerie - voix, instantanée, courriel -, de la conférence et du travail collaboratif, se généralise en entreprise. La boîte à outils que constituent SIP et son extension Simple laisse notamment le champ libre aux extensions propriétaires des constructeurs ou éditeurs. Mais le risque existe pour l'entreprise la difficulté d'interconnecter des systèmes de communication avec un serveur de gestion de la présence. Avec son corollaire : l'enfermement de l'entreprise dans une solution unique et mono constructeur, ce dont les industries de la téléphonie et des logiciels bureautiques ont longtemps fait leur miel...
 

  

Trois vagues vers la communication SIP de bout en bout

Le SIP se déploie en trois étapes : partant du réseau, il évolue vers les terminaux pour finir par une communication SIP de bout en bout. 

 

Domaine

Bénéfice

Vague 1 réseau SIP réduction des coûts télécoms.
Vague 2 terminaux SIP réduction du coût du matériel avec téléphone standard.
Vague 3 application bout en bout SIP Multimédia (voix, vidéo, messagerie instantanée). Présence peer to peer. Application entreprise. SIP de bout en bout, B to C, B to B.
 
 
 

Glossaire

 

H.323

Ensemble de protocoles d'échanges de l'UIT-T associant la voix, l'image et les données sur IP. En passe d'être remplacé par le protocole SIP, issu de l'internet.

IMS

IP Multimedia Subsystem forme une architecture de référence standard pour les réseaux de télécommunications convergents fixe et mobile des opérateurs.

MGCP (Media Gateway Control Protocol)

Protocole agissant à la périphérie du réseau de l'opérateur pour piloter les téléphones à distance dans le cas de services de Centrex IP. Il fonctionne en mode maître-esclave, les postes IP étant asservis au serveur central, ce qui facilite la tâche de l'opérateur pour la maintenance et d'administration.

SCCP (Skinny Call Control Protocol)

Protocole de signalisation propriétaire développé par Cisco. Il est utilisé entre ses téléphones IP et son serveur d'appel Unified Call Manager.

SIP (Session Initiation Protocol)

Protocole (standard IETF RFC 3261) de signalisation de la voix sur IP conçu pour établir, modifier et terminer une session multimédia sur les réseaux IP. Fonctionne en peer to-peer.

Simple (SIP for Instant Messaging and Presence Leveraging Extensions)

Extension du protocole SIP pour la messagerie instantanée et la gestion de la présence. Conçue pour transporter spécifiquement à l'intérieur du protocole SIP les informations liées à la messagerie instantanée et la gestion de la présence.

SS7 (Signalling System 7)

Protocole de signalisation centralisé, reposant sur une architecture réseau complexe et des terminaux passifs, adapté aux réseaux de télécoms traditionnels.

UDP (User Datagram Protocol)

Protocole de transport de paquets travaillant en mode non connecté et ne prévoyant aucun contrôle de flux ni contrôle de congestion. Il est utilisé pour convoyer rapidement des paquets qui l'exigent, telle la voix sur IP.

Mardi 25 mars 2008

Le Courant Porteur en Ligne en 5 questions

Technologie ancienne, le Courant Porteur en Ligne, ou CPL, progresse lentement sur le marché des réseaux. Quelques éléments pour faire le point sur les avantages, et les risques, de cette technologie.

 

Le CPL, qu'est ce que c'est ?

Il s'agit d'une technologie qui permet le transfert d'informations numériques en utilisant les lignes électriques. Ainsi, il est possible de créer un réseau local mais aussi de se connecter à l'Internet par ce biais.

Le courant porteur est aujourd'hui utilisé en bas débit pour des applications industrielles mais aussi et de plus en plus pour des applications domotiques.

C'est par exemple du courant porteur en ligne qui est utilisé pour faire basculer en tarif nuit un compteur électrique. Le CPL haut débit permet quant à lui de faire transiter des données informatiques par le courant électrique. Les débits atteints sont compris entre 14 Mbit/s et 200 Mbit/s.

Le CPL, comment ça marche ?

Couplé au courant électrique de 50 Hz, un signal de plus haute fréquence (bande 1,6 à 30 Mhz) mais d'énergie plus faible est utilisé sur le réseau électrique, transportant les données. Ce signal peut être reçu et décodé à distance.

Existe-t-il un standard ?

Oui, il s'agit du standard américain Homeplug, relatif aux installations mises en place après le compteur.

Les autorités de régulation ont du mal à définir le cadre juridique du CPL.

Quel est le cadre juridique du CPL ?

Les autorités de régulation ont du mal à définir le cadre juridique du CPL, puisqu'il est à la fois un réseau électrique et un réseau de télécommunication. Il n'existe pas par ailleurs de réglementation précise pour l'équipement CPL.

Les installations effectuées en aval du compteur électrique sont libres, sauf si l'installation provoque de la nuisance. Alors, l'installation doit être retirée. En revanche les expérimentations à des fins de boucles locales doivent être autorisées par l'ARCEP.

En France, depuis 2005, L'Autorité de régulation des télécommunications a levé le statut transitoire qui était jusqu'à présent appliqué aux réseaux filaires basés sur la technologie des Courants Porteurs en Ligne (CPL).

Quels sont les inconvénients du CPL ?

La communication en CPL doit composer avec des bruits fréquents et de fortes atténuations. C'est pourquoi la technique de la redondance est nécessaire pour faire fonctionner correctement le CPL.

Par ailleurs, le circuit électrique n'est pas blindé, ce qui fait que ce dernier se transforme en antenne et les ondes de haute fréquence rayonnent dans l'environnement proche, et ce jusqu'à une centaine de mètres.

De ce fait, tout le matériel de réception radio est perturbé par l'utilisation du CPL. A l'inverse, le signal CPL peut être lui-même parasité par des flux électromagnétiques provenant d'écrans, de transformateurs, mais aussi par des ondes radios.
Enfin, les incidences sur la santé d'un rayonnement constant de CPL sont pour l'instant peu connu et soulèvent des interrogations.

Vendredi 21 mars 2008

Les blogs frappent à la porte des PME

Dominique FILIPPONE, JDN Solutions

Pierre à l'édifice de la réduction des coûts dans les entreprises, les blogs ont de plus en plus vocation à diffuser des informations terrain. Mais dans les PME aussi, les efforts de pédagogie restent de mise.

A qui profitent le plus les blogs ? Certainement aux grandes entreprises et à celles disposant de sites et entités métiers géographiquement éclatées ayant pour objectif de passer au régime minceur tout un tas de coûts aussi bien quantitatifs que qualitatifs (frais de déplacements, temps perdu dans les voyages…).

Pour autant, si ces entreprises ont sans doute beaucoup à gagner à encourager le développement et l'usage des blogs dans le cadre de leur gestion et suivi de projet, elles ne sont aujourd'hui plus les seules à s'y intéresser de près.

Sans aller jusqu'à implémenter des plates-formes de blogs évoluées comme Dotclear, Movable Type, WordPress, ou encore Xoops, les PME locales rêvent elles-aussi de baisse des coûts. Même si elles doivent penser à objectiver le plus amont possible l'étape de mise en place du blog projet."Comme pour tout projet, les PME ne doivent pas monter un blog parce qu'un projet est lancé, mais décider de monter un blog avant de lancer le projet en lui-même", fait remarquer Sylvain de Campou, directeur associé de l'agence Web Nethink.

Alors que pour les grandes entreprises l'excès de distance constituera bien souvent un point de départ du recours aux blogs projets ou métiers, ce ne sera pas nécessairement le cas des plus petites. Pour lesquelles leur mise en œuvre sera davantage considérée comme une opportunité de dynamiser les échanges entre collaborateurs sur le terrain. Voire un moyen de véhiculer des ressentis ou des informations pratiques.

"Les blogs facilitent la capitalisation du savoir et sont un pas vers une rationalisation de la gestion de l'information"
(Richard Coffre - Pagesjaunes.fr)

"En environnement PME, le blog devrait d'abord concerner des informations non cruciales mais intéressantes et jusqu'ici non partagées tel que des impressions fugaces lors d'une rencontre client, une astuce trouvée dans l'utilisation d'Excel ou encore un souci rencontré sur la ligne SNCF menant au bureau", relève Jérôme Delacroix, consultant en management coopératif.

Mais avant de recueillir les fruits de la mise en place de son blog, faut-il encore se montrer en mesure de surmonter plusieurs freins, essentiellement organisationnels.

"Travaillant avec un réseau de cinq PME, nous avons été confrontés à plusieurs limites dont celle du besoin d'acquérir un nouveau réflexe, de trouver le temps nécessaire à l'écriture de billets et oublier que d'autres modalités comme l'audio et la vidéo seraient également utiles pour les commentaires", précise Jérôme Delacroix.

Et Sylvain de Campou d'argumenter : "même si le blog demeure un outil au service du collectif, cela n'empêche pas d'accompagner les intervenants sur la voie de l'autonomie, et de faire preuve de sensibilisation et de pédagogie tout au long du projet".

De moins en moins considérés comme gadget mais utilisés en tant qu'outil d'amélioration de la productivité en entreprise (lire l'article du 17/06/2005 : Wikis et weblogs : le renouveau des outils de groupware ?), les blogs tendant quoi qu'il en soit à gagner leur légitimité en tant qu'espaces privilégiés de partage de connaissances.

"Les blogs sont une brique du système d'information d'entreprise destinée à faciliter la capitalisation du savoir et constituent avant tout un pas vers une rationalisation de la gestion de l'information", analyse de son côté Richard Coffre, responsable maîtrise d'ouvrage pour Pagesjaunes.fr.

Une tendance à la généralisation du partage des savoirs qui ne pourra pas se développer et bénéficier tant aux PME qu'aux grandes entreprises sans un développement des technologies de diffusion et d'accès aux informations".

"La généralisation du microblogging façon Twitter ou Seesmic, des accès Wi-Fi et 3G couplées à l'essor des caméras embarquées dans les ordinateurs portables va permettre de développer la dépose de mini-messages pour son équipe et donner des informations sur le contexte de travail", se réjouit Jérôme Delacroix.

Mardi 19 février 2008
Jeudi 14 février 2008

Optimisation du réseau WAN : de la tactique à la stratégie

Dans l'économie mondiale d'aujourd'hui, les entreprises partagent leurs applications avec des centaines de succursales dans le monde. Dans ce contexte, le réseau WAN joue un rôle plus important que jamais.
 
Franck Lyonnet JDN Solutions (30/01/2008)
 
L'augmentation du nombre d'utilisateurs, du trafic WAN et TCP/IP, la convergence de la voix et des données, la consolidation des serveurs, la migration des réseaux vers la commutation MPLS, sont autant de facteurs expliquant la mauvaise performance des applications sur le réseau WAN. Optimiser ce fonctionnement est devenu indispensable et urgent pour la plupart des départements informatiques.

Les techniques d'optimisation des réseaux étendus ou WAN assurent l'accès aux applications critiques lors d'une période de congestion par le traitement prioritaire du trafic important au travers d'une classification de type QoS (Quality of Service), l'application de règles et le lissage du trafic.

Elles permettent également grâce à la compression, des techniques de caching et/ou la réplication des données, de réduire la bande passante requise pour transférer le trafic WAN, Enfin, elles peuvent réduire les impacts liés aux temps de réponse du réseau avec des méthodes telles que l'optimisation spécifique d'un protocole ou d'une application.

Le besoin pour des outils de contrôle de l'optimisation du réseau étendu (WAN Optimization Controller) est apparu au cours des dernières années. Ceux-ci répondent aux problèmes de performance des applications sur certaines parties du réseau. Des entreprises ont adopté une approche tactique en installant ces outils WOC sur des sites où les utilisateurs finaux avaient des difficultés à accéder aux applications en réseau.

Le déploiement opportuniste de ces outils apporte de nombreux avantages. Dans de nombreux cas, ils sont immédiatement perçus sur les sites où cette technologie est déployée. Ceci dit, les applications et les réseaux ne sont pas tous compatibles avec ce type d'approche tactique de la gestion des performances applicatives, et ce pour quatre raisons principales :

•    Inefficacité : sur les grands réseaux, il est très fréquent que ces outils n'améliorent pas les performances. Les réseaux modernes ont des topologies maillées que les WOC ne peuvent gérer correctement.
•    Dépenses d'investissement élevées : bien qu'ils tendent à être plus abordables, ces outils coûtent encore beaucoup plus qu'un routeur
•    Gestion coûteuse : les WOC sont des produits high-tech qui doivent être configurés individuellement. De plus, tous les WOC doivent être configurés de manière cohérente, tout en reflétant les besoins locaux.
•    Pas d'évolutivité : les WOC permettent d'optimiser les performances des applications sur une dizaine ou une vingtaine de sites. Rares sont ceux capables d'étendre ces avantages à des centaines ou milliers de sites.

Une nouvelle génération de solutions d'optimisation globale et dynamique des applications en réseau émerge, ces WOS ou systèmes d'optimisation de réseau étendu permettent aux entreprises d'évoluer d'une approche tactique vers une approche stratégique.  

Les avantages des WOS par rapport aux WOC

Les WOS sont beaucoup plus avantageux que les WOC. Ces systèmes sont mieux adaptés aux grandes entreprises disposant d'une multitude de succursales. Ils reposent sur une approche globale, offrant des possibilités particulièrement en phase avec la nécessité de répondre aux problèmes mentionnés ci-dessus.

•    Efficacité : les WOS traitent les problèmes de performance des applications globalement. Ils réduisent les temps de réponse des applications, tout en les garantissant indépendamment de la topologie et des conditions du réseau.
•    Dépenses d'investissement minimes : les composants des WOS coopèrent les uns avec les autres dynamiquement pour répondre aux besoinx de l'ensemble des succursales sans nécessiter l'installation d'un équipement sur chaque site (tele-optimisation).
•    Gestion peu coûteuse : les administrateurs de réseau configurent les WOS globalement, sur la base des objectifs de performance des applications. Les WOS n'ont pas besoin d'être configurés individuellement. Ils calculent et appliquent dynamiquement les meilleures configurations avec des algorithmes puissants et intelligents, qui garantissent l'application des meilleurs paramètres, même lorsque le réseau, les applications ou les caractéristiques des sites évoluent.
•    Évolutivité : les WOS ont été conçus dès le départ pour les grands réseaux. Ils sont capables de prendre en charge les plus grands réseaux, sans risques de perte d'efficacité et de fiabilité.

Les WOS sont de puissants outils pour les DSI. Ils apportent un niveau supérieur d'abstraction à l'optimisation du réseau étendu et un contrôle global des performances applicatives, s'intégrant ainsi parfaitement aux principes de gouvernance informatique et de l'ITIL.

Les WOS diffèrent des autres approches de gestion des performances applicatives sur le réseau étendu. Pour la première fois, vous pouvez garantir le bon fonctionnement des applications critiques en tout point du réseau, dans toutes les circonstances.
Vendredi 8 février 2008
Jeudi 7 février 2008

Les services IP se multiplient dans les entreprises

 

DC vient de publier son étude bisannuelle sur les services réseaux. Ils progressent de 5,5 %, un rythme qui diminuera avec la convergence IP.
 
Stéphanie Renault, 01net., le 07/02/2008 à 11h23
 

En 2007, le marché français des services réseaux (intégration, infogérance... de LAN et de WAN) a généré un montant de 5 572 millions d'euros, en progression de 5,5 %. En comparaison, le marché français des services informatiques a augmenté de 5,1 %. La part du réseau dans le marché des services informatique s'établit à 23,8 %.
D'ici à 2011, en revanche, la croissance va ralentir et s'établir à un taux de 4,3 % en moyenne. « La faute à la mutualisation de la voix et des données sur le réseau IP qui fait que le marché progresse moins vite », analyse Bruno Teyton, responsable consulting IDC France.

La sécurité, toujours en tête des priorités

Pour réaliser son étude, IDC a interrogé 158 entreprises de plus de 500 salariés, et analysé des éléments issus de sa base de données et portant sur toutes les entreprises confondues (clients finals, prestataires de services ou opérateurs). Les questions portaient à la fois sur le réseau interne de l'entreprise (le LAN) et sur le réseau externe (le WAN).
« D'une année sur l'autre, il y a des éléments qui restent stables » , note l'analyste et de citer par exemple les ordres de priorité des entreprises. Arrive en tête la sécurité, puis le remplacement des équipements et la migration vers IP. La sécurité, même si elle reste en tête, est cependant passée de 72 % de réponse positive à 55 %.
« Beaucoup d'entreprises ont déjà mis en place leurs infrastructures de sécurité au niveau du réseau. Il leur reste maintenant à travailler sur la sécurité applicative et sur la gestion des identités. Concernant la sécurité, on constate aussi que son externalisation gagne de plus en plus de terrain », détaille Bruno Teyton. Une externalisation qui est en revanche minime en terme de supervision du LAN. 70 % des entreprises la font en interne, contre 29% pour le WAN.

Plus de compétences métiers

Une situation qui pourrait changer à l'avenir. La migration vers le tout IP (41 % des entreprises ont mis en place de la ToIP) continue à un rythme soutenu et Ethernet se généralise de bout en bout, gommant les frontières entre LAN et WAN et offrant de nouvelles opportunités aux prestataires. « On peut donc prévoir l'augmentation des services d'infogérances », estime l'analyste.
Sur les autres faits marquants de l'étude, Bruno Teyton constate que « les clients finals demandent des compétences métiers chez leurs prestataires, et plus uniquement des compétences techniques. Les prestataires doivent désormais connaître parfaitement les enjeux métiers, et les applications qui s'y rattachent. »
Jeudi 31 janvier 2008

Sécurité - VoIP : la menace s'accentue en 2008

 

Les technologies de communications voix sur protocole IP sont de plus en plus exposées à des actes de malveillance structurés. Ces derniers doivent être mieux pris en compte dans le cadre des stratégies de sécurité.

 

Publié le 18 Janvier 2008 par L’Atelier BNP Paribas
 

Les réseaux de voix sur IP ouvrent de nouvelles failles au sein des systèmes. Les services de données reposant sur cette technologie de communication constituent déjà des voies d’accès privilégiées pour différents types d’attaques, estime le cabinet Sipera Lab, filiale recherche du fournisseur de solutions de sécurité du même nom. Et plus généralement, ce sont l’ensemble des entreprises bénéficiaires de solutions de communications unifiées (voix, vidéo et données via IP) qui seraient exposées à ces diverses menaces. Des menaces au premier rang desquelles ont retrouve les attaques par déni de service.
 

Diversité de la menace

Ces attaques par déni de service (denial of service en anglais) et visant à rendre indisponible les services et/ou ressources d’une organisation, devront donc être au cœur des préoccupations des SI cette année, avance Sipera Lab. Autre danger potentiel: l’interception de communications. Les services de données tierces intégrés au protocole voix sur IP sont également vulnérables et peuvent faire l’objet "d’écoutes" (eavesdropping) à fins frauduleuses. "L’ouverture et le périmètre étendu qu’offrent les services sur IP sont la promesse de communications unifiées pour les entreprises et les fournisseurs. Malheureusement, ces atouts sont également attractifs pour les communautés de hackers et accroissent les risques sécuritaires", a déclaré Krishna Kurapati directeur du Sipera Lab.
 

Usurpation d’identité via la voix.

Le cabinet de recherche en sécurité va même jusqu’à désigner les solutions de communication de l’éditeur Microsoft comme des cibles de choix pour les individus mal intentionnés. Pour lui, Microsoft Office Communications Server devrait bientôt voir des botnets et autres types d’attaques se multiplier à son encontre. Point faible du produit : ses interactions avec des applications "publiques" telles que l’Instant Messaging et les services de courrier électronique. La voie serait également grande ouverte pour les actions de vishing, la version VoIP du phishing (pratique consistant à s’emparer des données personnelles d’un internaute). Des risques réels, encore trop souvent considérés comme non prioritaires par les responsables informatiques d’après une récente étude de NetIQ

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