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Marc GAUBERT a créé MAG Consultants en 2005 pour apporter une réponse objective aux projets télécom des Entreprises et des Collectivités Locales.


Marc GAUBERT

Au cours de ses 30 ans d'expérience en Entreprises, Marc GAUBERT a dirigé des équipes commerciales et réalisé des solutions concrètes d'exploitation et de développement.

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Jeudi 18 juin 2009

Bienvenue dans l'espace MAG Consultants 

 

MAG Consultants est un cabinet de spécialistes dont le rôle est de recenser et d’analyser vos besoins télécoms, réseaux et sécurité, à n’importe quelle étape de votre projet, pour vous apporter la solution la plus adéquate et pertinente possible et vous accompagner dans sa mise en place.

 
 
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Lundi 22 juin 2009

Quelle est la différence entre les dégroupages partiel et total ?

Depuis 2001, les FAI peuvent louer à France Télécom une portion du réseau de cuivre acheminant les services de téléphonie et d'Internet chez les particuliers.

Les propriétaires des infrastructures des lignes téléphoniques en dégroupage partiel et en dégroupage total ne sont pas les mêmes. Historiquement, c'est France Télécom qui déploie le réseau de cuivre acheminant les services de téléphonie et d'Internet chez chaque particulier, la « boucle locale ». Il en est donc propriétaire. Mais depuis 2001, les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) peuvent louer à France Télécom la portion du réseau située entre la prise de l'abonné et le central téléphonique, pour la relier à leurs propres tuyaux.

C'est une question de fréquences
 
Dégroupage partiel :

 
Les communications passent par le réseau de France Télécom. Les données Internet et les autres services comme la TV transitent par le réseau du FAI.

Dans le cas du dégroupage partiel, le FAI ne louent que la bande des fréquences hautes, celle utilisée pour le transfert des données Internet. Cela leur permet de proposer des abonnements ADSL avec des services et des débits qu'ils fixent. Mais France Télécom continue à gérer les fréquences basses, celles réservées au téléphone classique : l'abonné doit toujours lui payer un abonnement de 16 euros par mois. Et ce, même s'il a débranché le téléphone de la prise murale pour le raccorder à la box afin de bénéficier de la téléphonie illimitée comprise dans le forfait ADSL.


Dégroupage total :


Données et communications passent par le réseau du FAI. L'abonné n'a plus affaire à France Télécom.


Dans le cas du dégroupage total, le FAI prend en charge la totalité des bandes de fréquences de la paire de cuivre. L'abonné n'a plus à payer d'abonnement à France Télécom, c'est le FAI qui se charge de le rémunérer et qui assure les démarches de résiliation. En outre, grâce au portage, le numéro attribué pour la ligne France Télécom peut être transféré sur celle ouverte par le FAI. Enfin, si le fournisseur d'accès n'a installé aucun équipement dans le central téléphonique de l'abonné, la ligne reste non dégroupée. Le FAI se contente alors de revendre, sous sa marque, un accès ADSL fourni par France Télécom ; les tarifs sont plus élevés que ceux des offres en dégroupage, et l'abonnement téléphonique est obligatoire.

Lundi 15 juin 2009
ToIP / VoIP : mythe ou réalité pour les PME ?
 
La téléphonie est souvent perçue comme une jungle technologique. Que recouvre réellement cette notion de ToIP ou VoIP ? Est-il important pour mon entreprise d’y recourir ? Quels bénéfices puis je en attendre ? Y a-t-il une similitude avec les offres VoIP grand public ?

(07/05/2009)
 
Une installation téléphonique d'entreprise représente une chaîne composée de plusieurs maillons qui pourrait être schématisée de la manière suivante :

La ToIP (ou Telephony over IP / Téléphonie sur IP) représente l'utilisation de maillons utilisant le protocole IP pour la partie interne de l'installation. Pour faire simple, le choix de téléphones IP (fixes ou sans fil Dect / IP ou wifi) représente donc de facto le choix d'une installation ToIP. La VoIP (ou Voice over IP / Voix sur IP) représente quant à elle l'utilisation du protocole IP pour l'acheminement externe des communications (sortantes et/ou entrantes).

Pour faire simple, le choix de recevoir ou d'émettre ses communications avec l'extérieur via un lien IP (Adsl, Sdsl, VPN) représente le choix d'une solution VoIP. On comprend donc pourquoi il est possible d'avoir une installation en ToIP sans avoir de la VoIP, et inversement.

Est-il important pour mon entreprise d'y recourir ?

Il convient de dissocier dans cette question les 2 aspects que sont la ToIP et la VoIP.
Au niveau de la ToIP, la durée moyenne d'utilisation d'une installation téléphonique étant supérieure à 6 ans, il est vivement conseillé d'opter dès à présent pour le poste téléphonique IP représentant la norme future.

En effet le poste téléphonique IP est en passe de devenir la norme actuelle. Donc au niveau de l'installation téléphonique interne, le choix de la ToIP ne se pose pas et s'impose aux décisionnaires de PME. Il s'impose d'ailleurs parfois techniquement en cas de dissociation géographique entre le poste téléphonique et le serveur de communications. Et ce d'autant plus que le choix de l'ancienne norme de postes téléphoniques (les postes numériques) enfermerait un client dans une configuration propriétaire défavorable à ses intérêts, tous les serveurs de communication vendus actuellement (PABX / IPBX) étant techniquement conçus pour se connecter avec des postes téléphoniques IP.

Au niveau de la VoIP, la réponse est déjà moins catégorique. En effet les liens IP permettant de faire de la VoIP présentent une fiabilité moindre que les liens Numeris Rnis et n'offrent aucune garantie de temps de rétablissement pour les liens Adsl à la différence des liens Rnis et Sdsl. De plus, le marché des opérateurs VoIP est en plein effervescence avec de nombreux acteurs, des offres souvent très attractives mais parfois opaques, une pérennité non assurée, des protocoles de connexion aux opérateurs multiples (même si le protocole SIP est en passe de devenir la norme indiscutable).

En clair, en optant pour une solution entièrement VoIP, on peut éventuellement obtenir des avantages décrits ultérieurement mais il faut bien vérifier les caractéristiques précises de l'offre souscrite qui peut révéler de nombreux pièges (garanties de continuité, durée d'engagement, conditions de calcul des coûts de communication par exemple). Sans compter qu'un lien IP non dédié exclusivement à la voix générera une qualité aléatoire dans les communications, en fonction de l'utilisation « data » du lien. Pour ces différentes raisons, nous recommandons généralement d'adopter progressivement la VoIP.

Quels bénéfices en attendre ?

Les bénéfices à attendre de la ToIP sont majoritairement axés sur la disponibilité de fonctionnalités avancées (autrefois hors de portée des PME) et sur des gains de productivité ou d'image associés, plus que sur des gains économiques. Ainsi, des fonctions telles que la messagerie vocale pour tous, l'accueil par serveur vocal interactif, l'utilisation de son téléphone fixe en mode nomade, le « click to dial » depuis son ordinateur (utiliser une fiche contact pour émettre un appel depuis son téléphone IP), la réception de messages vocaux dans sa boite mail sont ils des exemples de fonctionnalités génératrices de bénéfices pour les entreprises (souplesse, réactivité, productivité).

Des gains économiques directs sont aussi susceptibles d'être réalisés au travers de la ToIP par l'utilisation d'une prise RJ45 unique pour la connexion d'un poste téléphonique IP et d'un ordinateur.

Les bénéfices à attendre de la VoIP sont généralement liés aux gains économiques procurés par des économies de coûts et généralement mis en avant dans les offres commerciales (coûts des communications, coûts des abonnements). Il convient dans ce domaine d'être prudent compte tenu de l'état actuel du marché des opérateurs VoIP et des nombreux pièges qui émaillent certaines offres du marché. Il est cependant prévisible que le développement de la VoIP amènera des réductions de coûts, compte tenu des progrès constatés sur les liens IP Xdsl.
 
Y a-t-il une similitude avec les offres VoIP grand public ?

Il est fréquent d'entendre des décisionnaires de PME, habitués à l'utilisation des offres VoIP grand public, s'interroger sur la disponibilité d'offres de téléphonie gratuite pour leur téléphonie d'entreprise. Les différences entre une installation téléphonique personnelle (grand public) et une installation téléphonique d'entreprise sont majeures, à commencer par les besoins de fonctionnalités, de qualité des communications, de disponibilité ou de capacités techniques. Ainsi, même si les technologies utilisées en grand public sont similaires pour partie à celles utilisées en entreprise, il convient d'éviter tout amalgame avec les offres VoIP grand public.

Non, la téléphonie d'entreprise ne peut proposer d'offres de télécommunications professionnelles gratuites, ce qui est compréhensible au vu des investissements et couts d'exploitation inhérents. Au mieux, vous pouvez obtenir des forfaits de communication « illimités », forfaits qu'il conviendra toujours d'analyser à posteriori. Notre expérience d'audit télécoms nous a en effet bien souvent démontré que les coûts les plus élevés se cachaient derrière des forfaits paraissant très attractifs lors de la souscription !

Karim Sani - Président Directeur Général de Vokto, société de services IT et télécoms pour les TPE / PME.
Jeudi 28 mai 2009

ToIP : les entreprises veulent qualité de service et facturation claire


  Avis d'expert - En entreprise l’adoption de la téléphonie sur IP s’opère selon un rythme progressif imposé par des cycles technologiques. Dans une lettre de l’Arcep, Air Liquide et PSA Peugeot Citroën s’expriment sur leur migration.

 
L'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) consacre sa
lettre d'information de mars/avril au marché de la téléphonie et de la voix sur IP en entreprise. L'Arcep constate notamment une lenteur dans le basculement vers le tout-IP par rapport au grand public. Une migration à vitesse modérée qu'elle explique par les cycles technologiques régissant la vie de l'entreprise, dont la durée de vie des PABX, en moyenne de 5 à 7 ans.

Les incertitudes de l'IP, en termes de continuité de service notamment, sont un autre des freins à l'adoption de ces technologies de téléphonie. Les autocommunateurs (ou les architectures hybrides) devraient donc encore se maintenir en entreprise. Selon l'Arcep, le RNIS représente ainsi une corde de rappel amenée à subsister jusqu'à ce que les services de la téléphonie classique puissent être répliqués, à qualité de service équivalente, sur l'IP.

« Le retour sur investissement de cinq ans nous pousse à la prudence »

Quant au déclencheur des projets en matière de ToIP, il s'agit le plus souvent d'une volonté de diminuer les dépenses en télécommunications (via des IP-PBX ou des
services externalisés d'IP Centrex). Néanmoins, l'Arcep estime que le retour sur investissement de ces déploiements demeure encore complexe à quantifier.

Plusieurs grandes entreprises ont cependant déjà sauté le pas en France. C'est par exemple le cas d'Air Liquide pour qui les télécoms représentent chaque année environ 50 millions d'euros de budget (50% en données et 50% en voix). De plus, le groupe enregistre chaque année une croissance de ces volumes data et voix de 5 à 10%.

Pour accompagner cette croissance, Air Liquide est passé d'un modèle de gestion décentralisée au niveau des filiales (130 dans le monde) à une concentration progressive des centres de données et d'unification des solutions (réseau, messagerie, nomadisme).

« La mutualisation des moyens et la franchisation des services télécoms nous permet aujourd'hui d'accélérer les process métiers, et in fine l'accès au marché. La maîtrise des coûts à l'échelle du groupe est, elle, étroitement liée à la maîtrise des usages » explique Sylvain Roué, directeur réseaux et télécommunications d'Air Liquide.

« Les prix du roaming voix et data sont peu compréhensibles »

Du fait de la convergence des technologies, la multinationale entend basculer intégralement sur l'IP, de manière progressive cependant, selon un rythme de 5 à 7 ans. La migration n'est en effet pas sans poser certaines difficultés. Outre le virage vers un nouveau modèle d'organisation centralisée, Air Liquide doit composer avec la contrainte financière.

« Il faut un investissement minimum de départ : cela nécessite d'acquérir en central des équipements ToIP, d'investir dans le recâblage de certains sites vieillissants - la voix ne tolère pas les vieux câbles IP ! Au final, le retour sur investissement de cinq ans nous pousse à la prudence, et fixe les limites du modèle tout global » avertit Sylvain Roué.

Franck Cohet, responsable télécommunications, réseaux, voix et données pour PSA Peugeot Citroën relève lui un autre frein en France : la haute disponibilité. « La raison n'en incombe pas aux SLA mais à des difficultés techniques comme l'identification, sur la durée, des cheminements des liaisons opérateurs pour éviter les SPOF (point individuel de défaillance), ou celle de trouver des alternatives d'un rapport qualité/coût comparable à la passerelle X25, comme par exemple des réseaux privés virtuels (VPN) multi-opérateurs » constate-t-il.

Une entreprise présente à l'internationale se heurte à une deuxième difficulté : la complexité et l'hétérogénéité des facturations. « Les prix du roaming voix et data sont peu compréhensibles pour un trans-frontalier et le
Wi-Fi ne constitue pas encore une alternative facile. Il est tout aussi surprenant de constater des prix de boucles locales équivalents à ceux des liaisons intercontinentales associées » ajoute Franck Cohet dans la lettre de l'Arcep.

Mercredi 20 mai 2009

Que pèse le marché mondial des télécoms en 2009 ?


Services, équipements, fibre, mobile... Comment se portent les différents secteurs des télécoms dans le contexte économique actuel ? L'institut Idate publie son étude annuelle Digiworld avec les chiffres de marché les plus récents.

Réalisé par Baptiste Rubat du Mérac, Journal du Net 18/05/2009

Les dépenses dans les technologies de l'information et de la communication résistent bien à la crise économique mondiale. En 2008, elles ont dépassé les mille milliards de dollars dans les quinze pays de la zone euro, à 1 020 milliards de dollars. La zone euro se rapproche des Etats-Unis, où 1 061 milliards de dollars ont été dépensés en 2008. Même cas de figure en Asie, où la Chine (327 milliards de dollars) rattrape le Japon (351 milliards de dollars).

 

 

Le secteur des services télécoms a progressé de 4,2 % en 2008, à 997 milliards d'euros. Une croissance inférieure de deux points à celle de 2007. Le marché des équipements, quatre fois plus petit, affiche une croissance sensiblement supérieure depuis deux ans, puisqu'il augmente de près de 8 % en 2008, à 232 milliards d'euros.



En Europe, le marché affiche un dynamisme plus limité. En 2008, le marché des services télécoms a gagné moins de 2,2 %, à 328 milliards d'euros, après 3,5 % les années précédentes. Côté équipements, la croissance ne semble pas ralentir, autour de 3 %, pour un marché de 69 milliards d'euros.



La tendance du ralentissement observé en Europe dans les services télécoms se retrouve dans les autres régions du monde. En Asie-Pacifique par exemple, la croissance de 7,3 % en 2006 - année pendant laquelle la zone a devancé pour la première fois l'Amérique du Nord - a été suivie d'une hausse de 5,9 % en 2007 et de 4,4 % en 2008. C'est justement en Amérique du Nord que le marché a progressé le moins vite l'année dernière (1,2 %), à 246 milliards d'euros.



L'Internet haut débit affiche toujours une croissance soutenue, en tout cas en termes d'abonnés. 489 millions de foyers sont ainsi connectés dans le monde, soit 18 % de plus qu'en 2007. L'Asie-Pacifique maintient son avance en ce domaine. La zone devrait compter en 2009 autour de 40 % de l'ensemble des abonnés haut débit dans le monde, soit la même proportion qu'en 2005. En 2009, 149 millions d'Européens auront le haut débit, selon l'Idate, dont 25 millions en Allemagne, 20 en France et 18 millions au Royaume-Uni.



"Le développement du haut débit en Europe a d'abord été assuré par les accès DSL, qui représentent plus de 80 % des accès haut débit en moyenne fin 2008", rappelle l'Idate. A l'échelle du monde, le poids de cette technologie dans l'Internet haut débit atteint 62 %Elle domine aussi en Asie, mais la fibre optique y rattrape son retard, pour atteindre par exemple près de 50 % de part de marché au Japon en juin 2008.



Sur les 33 millions d'abonnés à la fibre optique en 2007, 85 % habitent en Asie, dont 13,7 millions en Chine et 11,3 au Japon. L'Amérique du Nord arrive en deuxième position, avec par exemple 2,3 millions d'abonnés aux Etats-Unis. L'Europe apparaît distancée, mais les choses commençent à changer en 2008. Les Pays-Bas, l'Allemagne et la France notamment commençent à rattraper l'Italie et la Suède, les pays pionniers en la matière sur le continent.



Loin de la confidentialité de la fibre optique, la téléphonie mobile doit constituer en 2009 un marché de 4,2 milliards d'abonnés, indique l'Idate. 1,9 milliard des abonnés dans le monde sont asiatiques, soit deux fois plus que les abonnés européens. Le marché nord-américain semble en retard, avec seulement 311 millions d'abonnés.



Jeudi 7 mai 2009

La visioconférence prend son envol et se modernise

 

© Cadremploi.fr - Publié le 04.05.09

 

Le travail collectif à distance est de plus en plus entré dans les mœurs. Le développement des nouvelles technologies a permis notamment de démocratiser massivement la visioconférence.


Chaque année dans le monde, 220 millions d'heures de visioconférence ont lieu. Cette technique devient d'autant plus pertinente en période de crise économique, alors que les entreprises cherchent tous les moyens de réduire leurs frais de déplacements.


Résultat, la visioconférence progresse de 20 % par an.


Un autre levier de développement du travail collaboratif distant est la messagerie instantanée dans le cadre des « Webconferences ». Très répandue pour les discussions personnelles, celle-ci peine encore à s'imposer dans l'entreprise. C'est pourtant la passerelle idéale vers un travail collaboratif et le partage de document en temps réel. La vision de son interlocuteur par Webcam, si elle peut apporter un « plus », n'est dès lors pas l'essentiel.

L'Usine Nouvelle présente les différents types de solutions informatiques disponibles sur le marché. Elles reposent toutes sur un même principe, permettre la consultation simultanée de documents en temps réel, avec la possibilité pour chaque participant d'intervenir sur le document en entourant ou ne surlignant certains passages de manière visible pour les autres.


Des subtilités peuvent être mises en place, avec par exemple la possibilité donnée ou non à certains intervenants de modifier directement le document en question, en corrigeant un chiffre dans un tableau par exemple. Mais c'est une pratique qui exige des participants une grande rigueur.


(L'Usine Nouvelle, p60-61, P.D., 30/04)

Mercredi 6 mai 2009
 

OBSERVATOIRE DU MARCHE DES SERVICES DE TELECOMS AU 4EME TRIMESTRE 2008

 

Comme annoncé dans son calendrier de publication, l'Autorité publie ce soir l'Observatoire des chiffres du marché des services de télécoms pour le T4-08. Voici les principales tendances de ce (très intéressant) document (de 37 pages) qui peut être consulté et téléchargé sur notre site (lien en page d'accueil) :

* Le fixe : l'IP continue inexorablement de progresser

-   la France compte 40,7 millions d'abonnements au téléphone fixe (+ 2,6%),

-   dont 14,4 millions d'abonnements sur des accès IP (majoritairement en ADSL depuis les box) => La VoIP représente désormais 35% des abonnements,

-   59% des lignes fixes supportent uniquement un abonnement "classique" en RTC (contre 68% il y a un an),

-   25% des lignes fixes ne supportent qu'un abonnement unique à la VoIP (vs 17% il y a un an),

-   le revenu de la téléphonie fixe décroit de 4,1% à 2,6 milliards d'€ (dont 1,5 milliard pour les abonnements),

-   le volume des communications émises en IP représente 47% de l'ensemble du trafic émis depuis un poste fixe (+ 24%) ; il représente désormais plus des deux tiers des communications internationales, et près de la moitié des communications nationales vers un fixe.

* Internet

-   Il reste encore des abonnés bas débit (!) : 983.000 abonnés vs 17,691 millions abonnés haut débit,

-   Mais le revenu est presque exclusivement généré par le haut débit (1,3 milliard d'€ sur 1,4 milliard de revenu global) qui progresse néanmoins à un rythme  moins rapide qu'en 2007.

* La TV

-   La France compte 6,2 millions d'abonnements à un service de TV sur ADSL (+ 36,8 %),

-   37% des abonnés ADSL sont éligibles à la TV sur DSL (c'est-à-dire qu'ils ont la possibilité d'activer ou non le service TV).

* Le mobile

-   Ralentissement de la croissance des revenus mobiles (4,7 milliards d'€, soit + 3,2%),

-   Pour la première fois, recul des revenus voix (- 0,4%),

-   Mais très forte progression des revenus data (+ 23,6%, à 840 millions d'€), qui représentent désormais 18% de l'ensemble des revenus mobiles,

-   Le trafic mobile ne progresse plus (- 0,4%) ; il est même en baisse vers les fixes (-1,5%) tandis qu'il s'accroit vers les réseaux mobiles tiers (+8,6% sur un an),

-   Le nombre de cartes SIM "Internet only" (clés 3G) atteint presque le million, soit un doublement en un an.

* Les usages

-   Portabilité du numéro mobile, la progression continue (+ 451.000 numéros portés, soit + 26 %),

-   Par contre, le revenu des services à valeur ajoutée baisse de 10 % sur un an et les appels vers les services de renseignements téléphoniques diminuent de plus de 11% sur la même période,

-   Facture mensuelle moyenne :

Ÿ  36,9 € HT par ligne fixe (- 0,2%),

Ÿ  27,3 € HT par abonnement mobile (-2,1%),

Ÿ  24 € HT par abonnement Internet haut débit (stable).

-   Baisse du trafic mensuel moyen :

Ÿ  par ligne fixe : 4H23 (3H02 en RTC et 5H12 en VoIP), soit - 1,3%,

Ÿ  par abonnement mobile : 2H30 (- 5,5%).

Et toujours ... l'explosion des SMS continue : les Français envoient 67,3 SMS par mois en moyenne (+ 92%), un quasi doublement en un an.

Tous les chiffres détaillés sont en ligne sur le site, dès la page d'accueil.

Ingrid Appenzeller

ARCEP / Communication

Lundi 30 mars 2009
Le protocole SIP, au cœur de la VoIP
 
Le protocole SIP est utilisé dans les télécommunications multimédia. Il est depuis 2007 le protocole le plus utilisé pour la téléphonie par Internet.

(20/02/2009)


Le terme "VoIP" ou son terme francophone «voix sur un réseau IP» est une technique qui permet de communiquer par la voix via l'Internet. La voix est diffusée via un mode point à point. L'établissement des connexions en voix sur IP utilise au moins deux protocoles : un pour la signalisation, un autre pour la transmission de la voix. Le SIP, acronyme de Session Initiation Protocol, se charge de la signalisation.

 
Le SIP

SIP est un protocole standard ouvert de gestion de sessions souvent utilisé dans les télécommunications multimédia (son, image, etc.). La session multimédia peut être un appel téléphonique entre deux équipements. Des messages sont ainsi envoyés, pour accepter ou refuser un appel, indiquer une occupation, pour l'identifier ou pour choisir un mode de compression (Codec) ... Les messages peuvent être beaucoup plus complexes en cas de transfert d'appel, de conférence...Le SIP normalise donc ces messages, leurs envois et leurs réponses. Le SIP définit également une architecture composée de 3 types d'équipements qui vont dialoguer en SIP : des Users Agents, des Registrar et des Proxy SIP. Les Users Agents désignent les agents que l'on retrouve dans les SIP, les softphones des téléphones et PDA ou les passerelles SIP. Ils envoient des requêtes gérées par des Registars pour signaler leur emplacement. Ces requêtes contiennent une adresse IP, associée à une URI (Uniform Ressource Identifier , une courte chaîne de caractères identifiant une ressource sur un réseau) qui seront stockées dans une base de données. Les Proxy servent d'intermédiaire entre deux User Agents qui ne connaissent pas leurs emplacements respectifs.

L'association URI-Adresse IP ayant été stockée préalablement dans une base de données par un Registrar, les proxy peuvent donc interroger la base de données. Pour comprendre la logique du SIP, il n'est pas inutile de s'intéresser à sa paternité. Il est défini par l'IETF (Internet Engineering Task Force, l'instance internationale en charge des protocoles de l'Internet) et sa philosophie est bien celle de l'Internet. D'ailleurs, le SIP présente de fortes similarités avec le Http (dont il partage par exemple les codes d'erreur). Les messages sont au format texte, il s'appuie sur les protocoles de l'Internet comme http ou SSL pour l'authentification, SSL, PGP, S/MIME pour le cryptage ou DNS SRV pour le partage de charge. Le SIP peut être assez déroutant lorsque l'on vient du monde de la téléphonie, car il se veut ouvert, simple et versatile et dépasse largement le cadre de la téléphonie. Son but est d'établir une session entre deux équipements (cette session pouvant transporter de la voix, de la vidéo, de la messagerie instantanée, de la réalité virtuelle...). Le SIP s'est ensuite enrichi pour pouvoir traiter les problèmes spécifiques de la téléphonie en ayant parfois recours à des artifices.
 

Les évolutions depuis le protocole H.323 et MGCP


Plus ancien que le SIP, le protocole de signalisation H323 est développé par l'ITU (International Telecommunication Union). Le H323 est issu des protocoles traditionnels (ISUP, ISDN) qui au cours des décennies n'ont cessé de se développer et de s'améliorer. Conçu pour être robuste et inter opérable il est parfaitement adapté à la téléphonie et à sa transition sur l'IP cependant, à la différence du SIP, il intègre moins d'informations et ne permet pas d'exploiter totalement la richesse de l'IP au travers de la convergence applicative. Le MGCP (Media Gateway Control Protocol) part d'une vision centralisée en mode client/serveur avec des équipements terminaux relativement simples et passifs, pilotés par des serveurs centraux. C'est par exemple le choix de certains FAI (fournisseurs d'accès Internet) pour leurs «box» de VoIP. Choix compréhensible s'agissant de réseaux propriétaires et de services standardisés mais qui ne reflète pas l'ouverture inhérente au protocole internet.
 

L'évolution du marché de la VoIP depuis quelques années

Après le déploiement massif de l'Internet à la fin des années 90, le marché de la VoIP est devenu beaucoup plus accessible. La multiplication des acteurs et des solutions a permis d'entraîner des économies d'échelle substantielles et les offres sont aujourd'hui très abordables. Le rapprochement des deux mondes que sont l'informatique et les télécoms a permis d'envisager et de créer une multitude de fonctionnalités. L'IP convergence génère un potentiel d'applicatifs infinis puisque la voix et la data passent désormais par des tuyaux identiques. La démocratisation des offres de VoIP pour les particuliers a permis également d'évangéliser le marché. En effet, la conception très aboutie des offres s'est inscrite dans une démarche de qualité, souvent supérieure à celle de la téléphonie classique, ce qui a évidemment contribué à rassurer les utilisateurs.

On constate finalement que le marché a évolué de façon classique. La pénétration s'est d'abord faite via les grands comptes professionnels, ensuite au travers du grand public et enfin des opérateurs qui se tournent désormais vers le marché des PME et des TPE.

La VoIP correspond à une véritable transformation des télécommunications. On ne parle plus de ligne téléphonique mais de compte lié à un identifiant (comme une adresse mail) auquel on ajoute des services comme la téléphonie, la visioconférence, la messagerie...). Tout cela indépendamment du réseau d'accès (IP), de la localisation ou du type de terminal. Les plates-formes de services peuvent être localisées n'importe où (réparties ou centralisées) le transport et le routage étant de la responsabilité exclusive du réseau (TCP/IP). On mesure l'évolution au regard d'un réseau de téléphonie classique transportant la voix de d'autocommutateur en autocommutateur, ces derniers devant chacun d'eux disposer d'informations de routage (tranches de numéros) et de service. Face à ce bouleversement, le SIP de part sa philosophie et ses origines (issu du monde IP) tire naturellement le meilleur parti de ce changement de paradigme.

En d'autres termes, les qualificatifs du H323, robustesse, exhaustivité, ne paraissent pas, sur le long terme, de nature à rivaliser avec ceux du SIP, simplicité, ouverture, évolutivité, modularité.
 

L'avenir pour le protocole SIP

Le SIP évolue, de nouvelles extensions sont régulièrement disponibles (par exemple la RFC 5263 pour gérer la présence). Il n'est pas impossible que le SIP devienne rapidement l'unique protocole de VoIP disponible sur les terminaux, car on ne lui voit plus aujourd'hui de réel concurrent. Les raisons qui ont fait du TCP/IP le protocole de communication par excellence, pourraient faire du SIP le grand vainqueur du monde de la téléphonie sur IP. A titre d'exemple, Microsoft a choisi le SIP pour ses produits de communication d'entreprise (Office Communication Server). Alcatel fait de même sur ses PABX, France Télécom sur ses Livebox et Google, qui sur la version bêta de Google Talk utilise un protocole de messagerie instantanée (XMPP/Jabber), annonce se préparer à supporter le SIP. Il semble donc que le marché ait fait son choix en balayant toutes les controverses d'experts. Toutefois, on ne peut ignorer le protocole propriétaire utilisé par Skype.

Il présente une innovation majeure, les informations concernant les utilisateurs, listes d'amis, préférences sont réparties sur de très nombreux serveurs selon un mode peer to peer. Il y aurait beaucoup à dire sur l'intérêt d'appliquer un principe de P2P à la téléphonie en termes d'avantage, de robustesse et de confidentialité. Toutefois, dans un monde de réseaux ouverts, normés et documentés, le protocole de Skype s'apparente à un continent fermé face à la montée des eaux. Mais le SIP n'est pas le protocole ultime, d'autres sont à l'étude, l'un des plus prometteurs étant l'AMS (Advanced Multimedia System). L'AMS a une ambition plus vaste, il vise à définir une architecture technique permettant par exemple, des partages d'applications ou l'adaptation du contenu aux terminaux. Il utilisera probablement le très versatile XML comme protocole de signalisation.

Partageant une grande part de la philosophie du SIP, on pourrait le considérer comme son successeur légitime. Keyyo s'est d'ailleurs largement inspiré des travaux sur l'AMS pour la répartition de ses serveurs de services et la mise en place de leur redondance. Promu par l'ITU, ce protocole ne sera pas normalisé avant plusieurs années.
 

La présence des acteurs Skype et Dooper dans les entreprises

Une entreprise doit étudier toutes les offres du marché et choisir celle qui répond précisément à sa demande. Une solution comme Skype par exemple apparaît comme un service ponctuel sur laquelle elle peut se reposer de manière occasionnelle. Le principe est intelligent mais peut être inadapté dans le cadre d'un schéma classique où l'entreprise a besoin de s'appuyer sur un standard téléphonique avec des numéros d'appels et une gestion des appels entrants et sortants que ce type d'opérateurs ne propose pas.
 
Silvère Baudouin
Mercredi 18 mars 2009

L'évolution des normes de téléphonie mobile

Ça change quoi que votre téléphone portable se connecte à Internet en UMTS, 3G+ ou Edge ? Explications.
Pierre Maslo, Micro Hebdo (n° 568), le 16/03/2008 à 17h27

Le 23 février 1999, il y a dix ans tout juste, Nokia annonçait l'arrivée du 7110, le premier téléphone mobile capable d'afficher des pages Internet. Une véritable révolution ! C'est huit ans plus tôt, en 1991, qu'est établie la première communication vocale expérimentale de téléphonie mobile moderne. A la tête du projet, le Groupe spécial mobile, qui laissera son empreinte dans l'histoire du mobile par des initiales bien connues : GSM. Depuis lors, la valse des sigles ne s'arrête plus : on passe de GSM à GPRS, de GPRS à Edge, puis d'Edge à UMTS. Pour ajouter à la confusion, une terminologie parallèle s'installe : 2G, 3G, avec des intermédiaires comme 2,75G et des notations libres comme 3G+. Pour s'y retrouver et comprendre qui fait quoi, voici une petite explication de ces technologies de téléphonie mobile.
 
 
Le fonctionnement d'un réseau de téléphonie mobile

La partie visible d'un réseau de téléphonie mobile, ce sont les antennes radio, ou plus exactement les stations de base (ou BTS, pour
Base Transceiver Station ). Elles dessinent des zones de réception plus ou moins larges en fonction de leur implantation, en ville ou à la campagne, et d'un rayon compris entre quelques centaines de mètres et une trentaine de kilomètres.
 
En théorie, une station de base peut gérer 128 communications simultanées. Quand l'utilisateur d'un mobile passe un appel ou veut afficher une page Web, l'antenne la plus proche relaye sa demande au contrôleur de station de base, ou BSC
(Base Station Controller) , dont elle dépend. Celui-ci s'occupe d'ouvrir le canal de communication ainsi que du basculement du mobile d'une antenne à une autre, à condition qu'il ait la charge des deux antennes.
 
Le BSC transmet à son tour la demande au centre de commutation, ou MSC
(Mobile Switching Center) , qui gère la zone géographique. Comme son nom l'indique, ce dernier fait le lien entre le réseau de téléphonie mobile et les réseaux tels que le réseau téléphonique public et Internet.

GSM ou 2G : très lent, mais même les anciens téléphones y ont accès

C'est avec le GSM que tout a commencé. Le principe est le même que pour le téléphone fixe : le mobile se voit attribuer une ligne de communication uniquement quand il a besoin de passer un appel. Le reste du temps, le réseau accueille les appels des autres téléphones. Un mobile GSM a, en permanence, accès à trois antennes : celle sur laquelle il transmet, et deux de réserve. Elles ont un rayon d'action compris entre 300 mètres et 30 kilomètres, selon qu'elles sont implantées en milieu urbain (plus dense) ou rural.
 
La puissance nécessaire à la communication est calculée de façon continue pour chaque antenne. Quand l'utilisateur se déplace, le mobile bascule ainsi automatiquement sur l'antenne qui réclame la puissance la moins élevée. Le réseau GSM se prête bien à la transmission de la voix. Il est aussi capable de transférer des données pour accéder à Internet, mais son très faible débit de 9,6 kbit/s (le maximum théorique) le handicape.

GPRS ou 2,5G : toujours utilisé dans les zones de faible couverture

La norme GPRS (General Packet Radio Service) est un prolongement du GSM. Elle offre un débit de données plus élevé, en l'occurrence de l'ordre de 40 kbit/s (pour un maximum théorique de 171 kbit/s). Les opérateurs ont pu passer du GSM au GPRS sans avoir, pour l'essentiel, à remplacer leurs équipements. Deux différences sont à noter. Le GPRS organise les données transmises par paquets, à la manière d'Internet. Et les paquets individuels peuvent emprunter plusieurs canaux GSM simultanément, ce qui explique à la fois l'augmentation du débit et la réutilisation des infrastructures du GSM. Le système d'antennes du GSM, avec basculement de l'une à l'autre, reste valable.

Edge ou 2,75G : déjà très convenable pour la navigation sur le Web

Le principe de l'Edge (Enhanced Data Rates for GSM) est d'utiliser plusieurs canaux GPRS en parallèle. Du coup, les infrastructures des opérateurs n'ont pas à subir de lourdes modifications. De plus, l'Edge encode les données de manière plus efficace que le GPRS. Ces améliorations se traduisent par un débit maximal théorique de 384 kbit/s. En pratique, on est plus proche des 100 kbit/s.

UMTS ou 3G : pas beaucoup plus rapide qu'Edge

Cette fois, il a fallu que les opérateurs repartent de zéro pour créer leur réseau. En France, seuls Orange et SFR se sont lancés dans l'aventure dès 2004, Bouygues Telecom s'en tenant à un réseau Edge, pour finalement rejoindre le peloton en 2007. Techniquement, et contrairement aux précédentes générations décrites ci-dessus, l'UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) transmet les données sur toute la largeur de sa bande de radiofréquences : chaque utilisateur peut occuper simultanément la totalité des canaux. Les communications, pour la voix comme pour les données, se voient attribuer un code unique permettant de ne pas tout mélanger.
 
Le résultat ? Un débit en augmentation, dont le plafond théorique est de 2 Mbit/s, de nature à ouvrir de nouveaux services comme l'appel vidéo et la TV sur mobile (à ne pas confondre avec la future télévision mobile personnelle, ou TMP). En pratique, la vitesse a été limitée à 384 kbit/s.

HSDPA ou 3,5G ou 3G+ : une vitesse de classe ADSL pour les mobiles

Pour simplifier, on parle de HSDPA pour une technologie qui, avec HSUPA, forme en réalité le HSPA (High Speed Packet Access) . On passe ici à un débit maximal théorique de 14,4 Mbit/s en téléchargement, et de 5,8 Mbit/s dans l'autre sens. En pratique, les réseaux des opérateurs ne sont pas encore capables de soutenir ces débits, pas plus que les téléphones mobiles actuels. La vitesse maximale obtenue s'établit aujourd'hui à 7,2 Mbit/s. Et encore, cela concerne une liaison entre le réseau et une clé 3G+, et non un téléphone. En pratique, on dépasse rarement les 1,2 Mbit/s. La technologie utilisée est la même que pour l'UMTS, à l'exception de la partie logicielle qui a été améliorée.

Et la 4G ? : beaucoup plus rapide que nos box actuelles

Deux technologies concurrentes s'affrontent pour occuper le créneau de la 4G : le WiMAX et le LTE (Long Term Evolution) . Cette dernière semble remporter le suffrage des opérateurs de téléphonie mobile français. Les objectifs du LTE sont, en termes de débit, de l'ordre de 100 Mbit/s en téléchargement, moitié moins dans le sens inverse.
Lundi 9 mars 2009

ERP, CRM, BI : les communications unifiées
s'infiltrent dans les applications métiers

 

Relation client, Business Intelligence ou encore gestion intégrée, les communications unifiées intégrées à ces outils permettent aujourd'hui d'améliorer la productivité. Reportage au centre de recherche IBM de La Gaude.


la téléprésence couplée à un logiciel de cao permet des réunions de travail
 
La téléprésence couplée à un logiciel de CAO permet des réunions de travail efficaces. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 


Via un système de téléprésence, deux équipes de recherches situées en France et aux Etats-Unis inspectent simultanément le résultat d'un crash test sur une image en 3D.

L'image est placée sur un serveur distant, et peut être manipulée par les deux équipes.

Ce type de système de téléprésence pourrait également être utilisé dans le domaine médical, avec des progiciels de santé.

 

Gérer les ruptures de stock en magasin

les antennes rfid enregistrent le passage des produits marqués sur la palette.
 
Les antennes RFID enregistrent le passage des produits marqués sur la palette. ©  Guillaume Serries /Journal du Net
 

 

L'intégration des outils de communication unifiées aux outils de gestion des stocks permet d'avertir en temps réel les personnes concernées par ces problématiques.

Concrètement, quand une palette de produits taggés en RFID quitte l'espace de stockage d'un magasin, les antennes RFID enregistrent ce mouvement.

Relié au logiciel de gestion de stock du magasin, ce système permet de remonter directement l'information de risque de rutpure de stock, la dernière palette de ce produit quittant la réserve.

C'est là que les communications unifiées entrent en scène.


Organiser directement une conférence téléphonique

l'information de rupture de stock déclenche une conférence téléphonique.
 
L'information de rupture de stock déclenche une conférence téléphonique. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Averti par le système de gestion des stocks du risque de rupture de stock, le gestionnaire de communications unifiées prend alors le relai.

Il est alors possible d'organiser automatiquement une conférence téléphonique entre le responsable des stocks et le directeur du magasin.

Si ces derniers ont besoin d'un avis supplémentaire, celui du fournisseur par exemple, il leur est possible d'aller plus loin.

Ils peuvent appeler depuis l'interface de gestion des communications unifiées située sur l'ordinateur un autre correspondant qui se joindra à la conférence téléphonique depuis son téléphone mobile.


Trouver ses produits par téléphone

les communications unifiées peuvent également servir au commerces en s'intégrant
 
Les communications unifiées peuvent également servir au commerces en s'intégrant à leur CRM. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Dans ce magasin factice, installé dans le centre de recherche d'IBM, un système complet de communications unifiées se greffe au CRM, le système de gestion de la relation client.

Les produits à vendre sont équipés de tags RFID qui permettent de connaître localisation, en stock ou en rayon.

Les cabines d'essayage sont elles aussi pourvues de capteurs et d'écrans. Ces derniers, reliés au système de gestion des stock, permet aux clients de consulter les produits disponibles.

Les communications unifiées complètent ce dispositif, reliant les téléphones portables des clients et des employés aux progiciels utilisés.


Fluidifier la relation avec le client

la réservation de vêtement peut se faire par téléphone.
 
La réservation de vêtement peut se faire par téléphone. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Le client du magasin, peut alors utiliser son téléphone pour trouver un produit qu'il souhaite acheter sur le site Internet du magasin.

Il lui sera également possible de savoir dans quel magasin le plus proche de l'endroit ou il se trouve, il pourra acheter le produit en question.

Une fois décidé, le client peut réserver son produit directement depuis son téléphone, et recevoir un plan pour se diriger vers le magasin en question.

Une fois sur place, il pourra envoyer un SMS au responsable du magasin pour lui indiquer son arrivée.

Ce dernier pourra alors aller chercher l'article dans la réserve, et le présenter au client.


Les communications unifiées se greffent à la Business Intelligence

les communications unifiées peuvent appuyer la bi.
 
Les communications unifiées peuvent appuyer la BI. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Ici couplé à un système de Business Intelligence Cognos, les outils de communication unifiée permettent de rendre plus réactif les personnes compétentes en cas de rapport alarmant.

Ici, un responsable reçoit un rapport Cognos, rapport qu'il peut partager depuis Lotus Notes avec un des ses collaborateurs. Dans le même temps, les deux employés communiquent via une conférence vidéo.

Afin d'affiner l'analyse, un expert peut être appelé sur son téléphone mobile. Ce dernier bénéficiera alors uniquement du flux sonore.


L'unification des communications sur le même espace de travail

les messages téléphoniques et emails peuvent être gérés depuis la même
 
Les messages téléphoniques et emails peuvent être gérés depuis la même interface. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

 Mais les communications unifiées permettent aussi de fonctionner en mode asychrone, c'est à dire avec des outils tels que les emails et les messages SMS ou vocaux.

Ainsi, si un collaborateur ne peut être joint instantanément, il pourra toujours consulter les informations qui lui ont été communiquées depuis son ordinateur ou son téléphone.

Un message vocal sera lu sur l'ordinateur directement depuis l'interface (voir photo), mais un email pourra également être écouté sur son téléphone portable grâce à la version text to speech.

 

Des clients comme Dassault Sytèmes, Airbus, ou Virbac

le centre de recherche de communications unifiées ibm de la gaude.
 
le centre de recherche de communications unifiées IBM de La Gaude. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Situé sur le site IBM de La Gaude, près de Nice, le centre de recherche sur les communications unifiées travaille sur l'intégration des techniques de communication unifiées aux outils de production utilisés dans les entreprises

L'ensemble de ces démonstrations permet aux DSI et aux responsables métiers de comprendre comment les communications unifiées peuvent s'intégrer directement à leurs progiciels, et améliorer la productivité.

Ce type de projet d'intégration des communications unifiées a été mis en place dans des entreprises aussi diverses que Dassault Systemes, Airbus, ou encore Virbac, une entreprise de produits vétérinaires.

Mardi 3 mars 2009

Télésurveillance : les caméras IP ouvrent de nouvelles perspectives

les caméras ip permettent de multiples applications.
 
Les caméras IP permettent de multiples applications. ©  Bosch
 

 

Le marché de la caméra IP est en croissance de 40% par an. Pratique et simple à installer, cette solution pemet aussi des applications vidéo de plus en plus perfectionnées.

 

Surveillance d'aéroports, de lignes de tramways, de chaînes de production de pièces automobiles, mais aussi sécurité des entreprises, la télésurveillance se démocratise.

Le protocole IP permet grâce à des outils logiciels, la reconnaissance de mouvements, mais aussi de personnes.

 


l'installation de plusieurs caméras fonctionne sur un portable classique.
 
L'installation de plusieurs caméras fonctionne sur un portable classique. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Lors d'un essai effectué dans nos locaux, nous avons connecté plusieurs caméras sur un ordinateur portable, équipé du logiciel de gestion adéquat.

L'installation s'effectue en quelques secondes, et la configuration de la console de gestion s'avère très simple.

Cette dernière offre un multi-affichage qui donne à voir l'ensemble des caméras connectées ; une solution idéale pour les PME.

 


un simple câble rj45 suffit.
 
Un simple câble RJ45 suffit. ©  Guillaume Serries / Journal du Net
 

 

Un des grands avantages de la vidéo sur IP est bien sûr la rapidité de mise en place de l'équipement sur le réseau.

Ici, cette caméra destinée à être placée comme plafonnier se dévisse de sa patère pour permettre de brancher le câble RJ45.

On fixe ensuite la patère au plafond, et l'installation est effective.

 


en version wi-fi, cette caméra évite toute contrainte de connectique.
 
En version Wi-Fi, cette caméra évite toute contrainte de connectique. ©  Axis
 

 

Facilitant l'installation du matériel, les récentes évolutions technologiques en matière de transmission de données ont grandement favorisé l'adoption de la technologie vidéo par IP. Ce marché est en croissance de 40% par an.

L'arrivée des réseaux IP permet en effet de connecter un système de surveillance vidéo directement sur un réseau Ethernet. Nul besoin d'un réseau spécifique, puisque ce réseau d'entreprise peut aussi être utilisé pour la connexion d'ordinateurs, d'imprimantes, bref, de tous les appareils numériques possibles.

 

Mais il est également possible de connecter des caméras directement sur un réseau sans-fil, sur le même principe qu'un réseau Ethernet. Il faudra tout de même penser à alimenter la caméra, les fonctionnalités de type PoE (Power over Ethernet) n'étant  en effet pas proposées dans ce domaine, du moins pas encore.

 


les convertisseurs ip permettent de coupler des réseaux vidéo avec des
 
Les convertisseurs IP permettent de coupler des réseaux vidéo avec des réseaux classiques. ©  Bosch
 

 

La technologie de télésurveillance IP est plus récente sur le marché que celle des circuits vidéo dédiés (CCTV), qui occupaient jusqu'à récemment la quasi-intégralité du parc installé.

Dès lors, si l'installation en IP semble naturelle pour les nouveaux clients, les possesseurs de réseaux CCTV qui souhaitent bénéficier des avantages de l'IP peuvent passer par des convertisseurs. Cela permet par exemple, d'ajouter à une flotte déjà existante de nouveaux appareils IP, pour continuer à étendre son réseau avec cette nouvelle technologie.

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