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Marc GAUBERT a créé MAG Consultants en 2005 pour apporter une réponse objective aux projets télécom des Entreprises et des Collectivités Locales.


Marc GAUBERT

Au cours de ses 30 ans d'expérience en Entreprises, Marc GAUBERT a dirigé des équipes commerciales et réalisé des solutions concrètes d'exploitation et de développement.

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Vendredi 13 novembre 2009

Bienvenue dans l'espace MAG Consultants 

 

MAG Consultants est un cabinet de spécialistes dont le rôle est de recenser et d’analyser vos besoins télécoms, réseaux et sécurité, à n’importe quelle étape de votre projet, pour vous apporter la solution la plus adéquate et pertinente possible et vous accompagner dans sa mise en place.

 
 
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 06:00

La conférence Web, pilier du travail collaboratif

 



 

© Getty Images



La conférence Web est très répandue chez les knowledges managers américains. On trouve aussi les wikis et les blogs. Mais ils sont moins bien placés pour améliorer l'efficacité de la collaboration.

 


Réalisé par Dominique FILIPPONE, Journal du Net

Publié le 06/11/2009


Une collaboration interne avant d'être externe



La collaboration entre plusieurs personnes (3 a minima) est largement plus répandue entre collaborateurs appartenant à plusieurs départements de l'entreprise (administration, finances, informatique...) qu'avec d'autres personnes situées en dehors de son périmètre géographique. En tout cas pour celle qui met en relation les individus au moins une fois par mois. Car la collaboration quotidienne reste au finale peu représentée. Ainsi, seulement un tiers des gestionnaires de la connaissance (knowledge workers) interrogés indiquent pratiquer un travail collaboratif quotidien.

 


Le téléphone, éternel ami de la collaboration


 


Parmi les moyens de collaboration les plus utilisés, le téléphone demeure toujours un incontournable. Il arrive en tête des outils collaboratifs les plus utilisés (87% des usages), apprécié notamment pour son efficacité, sa rapidité d'accès et sa fonctionnalité très pratique d'audio-conférence. Ce n'est pas le seul à être plébiscité par les gestionnaires de la connaissance. Ainsi, les courriels sont également très bien répandus, au même titre d'ailleurs que les rencontres physiques (77% des usages).

 


La conférence Web préférée à la vidéoconférence


 


Lorsqu'il s'agit d'évoquer les outils collaboratifs plus avancés utilisés dans le cadre de leur travail en groupe, les gestionnaires de la connaissance ont une faiblesse pour la conférence Web ainsi que les outils de messagerie instantanée et de chat. Un engouement qui doit pourtant être à relativiser dans la mesure où il concerne à peine un quart des répondants. Au-delà de ces deux types d'outils, on retrouve également les sites Web dédiés à la collaboration d'équipes ou encore la conférence vidéo.


 

Le microblogging peine à séduire les foules


 


Les projets d'implémentation d'outils collaboratifs sur 12 mois font preuve d'une rare diversité. Certains apparaissent toutefois déjà plus matures que d'autres. C'est précisément le cas des forums de discussion, des wikis et des blogs, déjà implémentés ou sur le point de l'être pour près du 1/4 des entreprises. Ce sont également pour ce type de projets que les pilotes réalisés sont les plus nombreux. A l'inverse, plusieurs outils collaboratifs rencontrent peu d'écho avec des implémentations déjà réalisées ou prévues très faibles, en particulier pour les outils de microbogging et de mashups.

 


Les américains, grands utilisateurs de conférence Web


 


Pour améliorer la collaboration, les gestionnaires de la connaissance américains et européens ont chacun leurs préférences en termes de choix d'outil. Alors que 53% des knowledge workers américains citent la conférence Web comme l'outil le plus à même d'améliorer la collaboration, elle est considérée comme telle par seulement 39% de leurs homologues européens. Ces derniers préférant d'ailleurs (47%) la conférence vidéo. En revanche, réseaux sociaux, wikis et blogs ne sont - et de façon unanime - pas considérés comme des outils permettant d'améliorer la collaboration. Ils sont certes innovants à leurs yeux mais ont tendance à montrer leurs limites.

 


Vers une collaboration plus efficace


 


Parmi les principaux bénéfices induits par la mise en place de nouveaux outils de travail collaboratif, arrivent en tête la réduction du papier et une amélioration et une efficacité de la collaboration (68% des réponses). L'amélioration du partage des informations et des idées est également considérée comme un bénéfice tangible apporté par les nouveaux outils collaboratifs.

En revanche, la réduction des déplacements est un bénéfice mis en avant par seulement un peu plus du tiers des répondants. Tout comme le meilleur contrôle d'accès à l'information (36% des répondants). Rien d'étonnant à cela dans la mesure où les knowledge managers sont certainement plus enclins à favoriser la circulation de l'information plutôt qu'à procéder à sa rétention.

 


Réduire le papier : un objectif prioritaire


 


Réduire le papier apparaît comme une priorité pour une très large majorité de gestionnaires de la connaissance. Plus des trois quarts d'entre eux estiment que c'est précisément le cas, même si une petite proportion (16%) de répondants est restée perplexe. Une portion de répondants encore plus réduite (8%) pense cependant que la réduction du papier ne rentre absolument pas en ligne de compte dans la mise en place du travail collaboratif. Un parti pris quelque peu singulier dans la mesure où la mise en place de nouveaux outils collaboratifs est loin d'être synonyme d'augmentation de papier mais apparait plutôt comme un bénéfice collatéral même s'il n'est pas directement souhaité.

 


Les règles de gouvernance, chasse gardée des knowledge managers


 


Près du quart des répondants indiquent que les informations relatives à la conformité réglementaire des entreprises ou à leurs règles de gouvernance ne font jamais l'objet d'un quelconque partage. Cela se justifie dans la mesure où ce domaine touche au cœur du fonctionnement de l'organisation et qu'il n'est, par essence, pas appréhendable par n'importe quel collaborateur. C'est également le cas pour les documents de type positionnement concurrentiel ou encore de propriété intellectuelle. A l'inverse, 54% des entreprises indiquent partager quotidiennement ou bien au moins une fois par mois des informations sensibles mais soumises à autorisation.

 

 

Précision méthodologique : cette étude réalisée par Forrester pour le compte d'Adobe intitulée Building the future of collaboration a été menée auprès de 700knowledge managers (gestionnaires de la connaissance) américains. Les résultats obtenus pour l'Europe ont été obtenus auprès de 900responsables KM en France, en Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas ou encore Suède, en Italie et en Espagne par le biais d'enquêtes en ligne. Le poids des organisations publiques dans le total des entreprises interrogées n'a pas dépassé 20%.

 

Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 06:00

Pandémie mobilité et téléphonie IP dans les entreprises


La menace de la pandémie place la mobilité et la téléphonie sur IP au cœur de l’actualité des entreprises. Mobiles oui, mais comment et pour quoi faire ? Il convient de ne pas confondre mobilité avec profusion de moyens de communication, et de choisir les bons outils…

(18/09/2009)


L'entreprise se trouve de plus en plus disposée à favoriser la mobilité et le travail à distance de ses employés, les motivations pouvant être de nature écologique ou économique, mais aussi en raison des risques actuels de pandémie. Alors que la plus grande crainte des chefs d'entreprise est de devoir faire face à une vague d'absentéisme sans précédent - le gouvernement évoque un taux d'absentéisme pouvant atteindre 40% - doter les employés d'outils facilitant leur mobilité peut être une bonne mesure de protection qui permettra à l'entreprise de maintenir un niveau d'activité optimal en cas de développement de l'épidémie.

 

Mobiles oui, mais comment et pour quoi faire ? Les besoins des entreprises et des utilisateurs sont variés et les différentes solutions de mobilité disponibles sur le marché sont parfois surdimensionnées eu égard aux besoins réels. Par exemple, une personne travaillant à l'accueil d'un établissement hôtelier pourra avoir besoin de s'éloigner ponctuellement de quelques dizaines de mètres de son poste de travail. Pourquoi dans ce cas l'équiper d'un deuxième poste téléphonique - sans fil - alors qu'un poste téléphonique fixe doté d'un combiné sans fil DECT pourrait faire l'affaire ? Il convient donc de définir, précisément et en amont, les besoins réels de chaque utilisateur et de vérifier que les applications de téléphonie sur IP qui seront utilisées permettent des déploiements sur mesure en adéquation avec la réalité des besoins de chaque utilisateur.

 


Portabilité et dématérialisation des espaces de travail

 

Dans cette analyse, deux notions doivent être appréhendées : portabilité et dématérialisation des espaces de travail. Idéalement, un espace de travail devrait pouvoir être interchangeable, mobile, disponibleen toute circonstance, qu'il s'agisse d'occuper temporairement un bureau sur un autre site de l'entreprise ou de travailler dans une chambre d'hôtel. Ce poste de travail dématérialisé doit permettre à l'utilisateur d'accéder à l'ensemble de ses données et de ses applications et surtout, à ses outils et automatismes de travail. Mais il sera également utile de s'intéresser aux modes de déplacement des utilisateurs. S'agit-il d'utiliser temporairement un autre poste de travail dans l'entreprise, ou de se déplacer sans disposer de bureau ? En d'autres termes, faut-il parler d'itinérance ou de nomadisme ?

 

Travailler à distance - Si l'on ne peut pas encore parler de franc succès dans l'hexagone, le télétravail est néanmoins sous les feux de la rampe, en grande partie grâce aux efforts menés par le gouvernement pour favoriser son adoption en raison du risque de pandémie. Offrant de nombreux avantages, il permet également à l'entreprise de réduire sa facture immobilière, de simplifier son plan de continuité d'activité (PCA) et de réduire son empreinte écologique. En outre, le télétravail peut être perçu par les employés comme un moyen d'équilibrer harmonieusement vie professionnelle et vie privée. En cas d'indisponibilité des locaux (sinistre) ou d'impossibilité pour les employés de se réunir (notamment lors d'une pandémie) il permettra ainsi de minimiser une perte de productivité inévitable.

 

Une solution de télétravail doit permettre de dupliquer en toute transparence le poste téléphonique de l'employé, à son domicile. Mais dans le cas présent, cette solution se doit aussi de pouvoir être mise en œuvre très simplement et fournir un service de téléphonie équivalent à celui offert dans l'entreprise en termes de fiabilité et de disponibilité. Elle doit donc pouvoir être installée très rapidement par l'utilisateur sans modifier son installation résidentielle, et un secours doit être assuré par une interface analogique intégrée au poste téléphonique en cas d'indisponibilité de la connexion internet.

 

Être joignable à tout moment, même en déplacement - Deux approches complémentaires de la mobilité permettent de poursuivre son travail en toute circonstance. La première consiste à transporter une communication téléphonique en cours. Différentes applications permettent de poursuivre une conversation commencée dans un endroit donné, par exemple sur un poste de bureau, en utilisant un autre moyen de communication, par exemple un téléphone GSM, ou en passant par différents postes téléphoniques, mobiles ou fixes, et différents réseaux, WiFi (privés ou publics), analogiques, etc. La deuxième consiste à affecter à l'utilisateur un numéro unique qui lui permettra d'être joint sur l'ensemble des postes téléphoniques de son groupement d'appel personnel (poste de bureau, GSM, poste résidentiel, à l'hôtel, à l'hôpital, sur le portable d'un collègue...). Idéalement, ces solutions doivent être compatibles avec n'importe quel type de poste téléphonique, mobile ou fixe, et faire partie intégrante du système de téléphonie de l'entreprise.

 

Enfin, les applications de téléconférence ont également un rôle important à jouer dans les plans de continuité d'activité des entreprises. Souvent plébiscitées par les télé-travailleurs, elles permettent de faciliter la collaboration entre les équipes sans impacter le budget de l'entreprise et illustrent une attitude écologiquement responsable. Pour être adoptées par le plus grand nombre possible d'utilisateurs, elles se doivent toutefois d'être simples à utiliser et offrent, par exemple, la possibilité de connecter les participants à partir du poste téléphonique ou d'un simple clic de souris.

LUC HALLION - Directeur du Développement, Mitel Networks

Lundi 19 octobre 2009 1 19 10 2009 06:00

Optimiser les réunions de travail


Marc GAUBERT - MAG Consultants


Et pourquoi ne pas envisager enfin d’utiliser vos outils de communication pour vous réunir, à deux, à trois, à 10 ou plus sans vous déplacer ?


Qu’il s’agisse du téléphone, fixe ou mobile, d’un softphone ou de système de visioconférence, vous pouvez réaliser une réunion à plusieurs, quelque soit votre lieu de travail, en France ou dans le monde.


Les raisons :

- Le coût des transports est important,

- Les temps de déplacements réduisent les temps de travail,

- Se rendre à une réunion lointaine implique de nombreuses contraintes,

- Les pertes de temps intermédiaires,

- Convenir d’un calendrier commun à plusieurs pour une journée de réunion est compliqué.

- Un déplacement génère des risques et de la fatigue pour les collaborateurs.

- Le nombre de réunions se voit réduit du fait des difficultés précitées.

- L’énergie dépensée affecte l’environnement


La stratégie :

Les réunions restent, en entreprise comme dans les collectivités et administrations, une nécessité pour :

- Organiser,

- Décider d’une stratégie,

- Débattre sur un dossier,

- Faire un bilan,

- Diffuser une information,

- Récolter des avis,

- Entretenir une relation,

- Etc.


En téléréunion et en visioconférence en particulier, l’attention des interlocuteurs est accrue car il faut rester attentif aux gestes et aux paroles des correspondants d’une part, mais également à son propre comportement d’autre part.


De ce fait, pour être efficientes, les réunions doivent être courtes (1 heure maximum).


Aujourd’hui, la simplicité de mise en conférence des outils de télécommunication permet de renouveler ces réunions fréquemment.


Les technologies et modes de transmissions ont évolué apportant une qualité tant pour l’image que pour la parole.


Enfin, les coûts ont diminué, rendant ce moyen de télécommunication très économique.


Plutôt qu’une réunion de 4 heures, voire plus, tous les trimestres ou tous les mois, pourquoi ne pas préférer une visioconférence ou une téléréunion d’une heure seulement toute les semaines er pourquoi pas tous les jours ?


Les outils à votre disposition :

- Votre téléphone fixe ou mobile,

- Le système d’audio ou de visioconférence de l’entreprise,

- Un PC équipé d’une Webcam.


Les outils de conférence :

Si vous ne possédez pas le dispositif en interne, pour se réunir à plusieurs il faut utiliser un service qui offre la possibilité de connecter tous les correspondants en visioconférence et/ou par téléphone et/ou par Webcam.


Les avantages :

- Chacun reste dans son environnement avec tous ses dossiers sous la main,

- Les réunions sont plus efficaces car plus courtes,

- Possibilité de participer à une réunion à partir de chez soi (période de pandémie par exemple).


Les économies :

- Economies de temps de déplacement,

- Economies de frais de transport,

- Economies de frais d’hébergement et de restauration,

- Economies de fatigue pour les participants,


Les inconvénients :

- Attention accrue en réunion,

- Pas de déjeuner avec ses interlocuteurs…


Aujourd’hui, c’est d’actualité, il s’agit de réduire les frais généraux au sein des entreprises et collectivités, mais aussi le risque de contracter ou de transmettre la grippe A ; alors n’attendez pas, contactez-nous pour vous aider à mettre en place ce service.

NOUS CONTACTER :

MAG Consultants

Tél./Fax : 09 54 56 00 34

Courriel : mag.consultants@free.fr

Lundi 12 octobre 2009 1 12 10 2009 08:08

Du rôle de l’ingénieur dans la sortie de crise



Le colloque qui s’est tenu ce matin au Sénat a rappelé combien les ingénieurs peuvent être moteur dans la préparation de l’après-crise. Notamment grâce à leur capacité d’innovation et leur polyvalence.

Xavier Biseul -


Les années bling-bling ont mis à mal le statut de l'ingénieur au profit des métiers plus clinquants et rémunérateurs de la finance, de la communication ou du marketing. La crise pourrait le réhabiliter. Plus d'un an après le retournement de conjoncture, les ingénieurs tiennent en effet leur revanche. Pour 32 % d'entre eux, sondés par le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF), leur entreprise va sortir de la crise indemne et même, renforcée pour 30 % des sondés. Et, ce, en partie grâce à eux.


Selon
cette même étude, les ingénieurs ont, en effet, une forte conscience du rôle qu'ils jouent dans la préparation à la sortie de la crise grâce à leur capacité d'innovation : 64 % estiment « participer aux réflexions à moyen terme sur les nouveaux produits, process ou services » alors qu'ils n'étaient que 46 % à avoir cette perception en 2004.


Remplir toutes les fonctions de l'entreprise


Sentiment renforcé avec la tenue ce matin d'un colloque organisé par le CNISF au Sénat et judicieusement intitulé
« L'après-crise, une économie d'ingénieur ? ». Pour Simon Azoulay, PDG d'Alten, l'ingénieur doit cesser de voir son évolution à travers le seul prisme de la technologie. « De part sa formation, il est prédisposé à remplir toutes les fonctions de l'entreprise. Il peut peser sur l'avenir global de la société ». La SSII a identifié, pour cela, huit parcours de carrière qui vont du commercial au management en passant par les RH ou le marketing.


Aux yeux de Simon Azoulay, l'excellence de l'ingénierie française n'est pas usurpée et « il ne serait pas impensable que, demain, la Chine et l'Inde, terres d'offshore, viennent “inshoriser” nos compétences. » A condition pour cela de ne pas commencer à délocaliser nos usines. « Si on les perd, on perd tout. Qui dit usines, dit conception et design puis R&D. Les Allemands l'on bien compris, qui conservent toute la filière. » Un discours anti « fabless » qui devrait être bien reçu à Lannion et Sophia-Antipolis, bastions de la R&D à la française actuellement en proie à de
nombreux plans sociaux pour cause de délocalisation.


La valorisation passe aussi par le salaire et le PDG d'Alten s'étonne qu'une journée d'ingénieur soit facturée moitié moins que celle d'un avocat. A la différence de ce dernier, un ingénieur peut toutefois voir –  et c'est rarement souligné – sa rémunération complétée par un intéressement sur les brevets dont il est à l'origine. Vivendi ou Airbus octroient ainsi une prime à ces ingénieurs innovants.


Un « artiste » qui doit peser sur le débat citoyen


Au-delà de ces considérations pécuniaires, Dominique Vernay, président du pôle de compétitivité System@tic, estime que l'ingénieur ne doit pas être reconnu sur le seul retour financier du produit conçu. Il doit aussi s'impliquer dans le débat citoyen. « Sur des thèmes aussi sensibles que l'internet du futur ou les nanotechnologies, suscitant des craintes légitimes chez le grand public, l'ingénieur ne peut rester hors champ. » La profession a aussi, selon lui, une composante créativité. « Ce n'est pas pour rien qu'un grand nombre d'écoles ont le mot art dans leur nom. A commencer par les Arts & Métiers. »


Dans ce cadre, la généralisation du logiciel libre peut, à ses yeux, libérer les créativités. « Il y a deux ans, System@tic a accueilli la communauté open source avec toutes les appréhensions liés aux clichés sur ce monde d'universitaires “libertaires”. Leur capacité à travailler en réseau, sur un modèle ouvert, nous a au contraire aidé à renforcer notre écosystème. »


Toujours dans cette volonté de débrider les énergies, on notera une initiative intéressante : des centres de recherche virtuels démarrés depuis peu chez Vivendi. « Pendant dix jours, on réunit les meilleurs ingénieurs dans leur domaine mais aussi des créatifs, des gens du marketing, des juristes », explique Stéphane Roussel, DRH du groupe.


L'objectif : introduire de la transversalité et réfléchir à de nouveaux business. Et reproduire, pourquoi pas, le coup de l'iPhone. « C'est un produit génial qui relève plus de l'innovation ergonomique et marketing que de l'innovation technologique majeure. »

 

Mercredi 2 septembre 2009 3 02 09 2009 07:58

"Rational evolution" des services télécoms ou comment optimiser ses coûts sans hypothéquer l’avenir ?

 

La question de la rationalisation des services télécoms est d’actualité dans nombre d’entreprises. Les délais de réaction courts les amènent souvent à amputer les budgets projets sans systématiquement analyser d’autres opportunités.

(07/07/2009)

 

La question de la rationalisation des services télécoms est d’actualité dans nombre d’entreprises que le contexte actuel pousse à mieux maîtriser ou réduire leurs coûts télécoms. Les délais de réaction courts les amènent souvent à amputer les budgets projets sans systématiquement analyser d’autres opportunités abordées ici...

 

Comment détecter les gisements de gain réalistes ?

La difficulté des entreprises sur ce point est double. Elles possèdent une connaissance souvent incomplète des coûts en vigueur des services télécoms (budgets répartis entre plusieurs directions, outils de suivi des dépenses balbutiants...), et font face à une absence de référentiel marché fiable leur permettant de se positionner et de projeter les coûts liés à l'évolution des services.

 

Dans ce contexte, le pragmatisme est de rigueur, et l'inventaire des coûts doit se focaliser sur quelques indicateurs clés permettant de jauger rapidement du niveau de performance des coûts et des usages des services télécoms.

 

Il s'agira ensuite de se projeter dans les scénarios d'évolutions possibles et d'en évaluer trois critères principaux : le gisement de gain potentiel,  la rapidité de mise en œuvre et les risques de mise en œuvre. Ces trois critères sont indissociables pour garantir le réalisme des gains affichés et la non-dégradation des services. Une bonne analyse des deux derniers critères repose souvent sur l'acquisition de retours d'expériences comparables.

 

Quels sont les projets de rationalisation induits ?

Une fois les gisements de gain identifiés, le plan de rationalisation peut être construit autour de trois types de projets : les projets orientés usages (comme la fermeture des services obsolètes, le profiling des utilisateurs mobiles ou un meilleur suivi des usages voix),  les projets orientés sourcing (comme les négociations de gré-à-gré, les consultations, la revue des modes de sourcing ou les référencements fournisseurs), et enfin les projets de transformation.

 

Une approche à court terme se limitera aux projets orientés usages, souvent très fructueux (jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros économisés) et peu coûteux à mettre en œuvre.

 

Néanmoins, beaucoup voient aujourd'hui plus loin et étudient de près d'autres opportunités pour éviter un phénomène d'essoufflement, chercher des gains plus importants et préparer les optimisations de demain qui ne seront pas nécessairement uniquement financières.

 

Citons trois exemples récurrents : l'évolution des services voix fixe (offres voix alternatives ou trunking IP centralisé), la refonte des réseaux de données en véritables réseaux multiservices données-voix-vidéo (tout en bénéficiant des baisses de coûts encore significatives notamment sur les accès DSL et haut débit) ou la construction de services de conférences (permettant la réduction des coûts de déplacement et de l'empreinte carbone).

 

Attention aux fausses promesses et aux écueils
Dans cette période où le marché foisonne d'offres attractives permettant des réductions de coût, les écueils restent nombreux pour effectivement réaliser des gains rapides tout en préservant la qualité des services et une capacité d'anticipation sur les besoins à venir.

 

Trois écueils sont couramment constatés.

 

La négligence contractuelle : les délais restreints imposés par les plans de réduction de coûts conduisent parfois à des contrats insuffisamment négociés qui s'avéreront pénalisant par la suite (revenu garanti non réaliste, clauses d'évolution ou de réversibilité non traitées, niveaux des services faibles ou non garantis...).

 

La négligence technique et opérationnelle : certaines offres peu matures sont très efficaces financièrement sur le papier, mais leur mise en œuvre n'est pas menée à terme, ou au prix d'efforts et de délais très importants, du fait de limitations techniques non anticipées ou d'une insuffisante maîtrise opérationnelle du fournisseur ou des équipes internes.

 

La négligence dans l'accompagnement des projets et la communication : il n'est pas rare que des contrats cadre très intéressants existent au sein d'une entreprise, mais restent inutilisés à défaut d'une promotion faites auprès des intéressés ou d'un accompagnement suffisant.


Ghislain de Pierrefeu
- Solucom

 

Jeudi 30 juillet 2009 4 30 07 2009 11:07

Visioconférence : passer de RNIS à MPLS
pour diminuer ses coûts

Par Marie Varandat le 18/05/2005 - indexel.net  

Pas besoin d'être une multinationale pour adopter les nouvelles technologies réseau et faire des économies ! L'exemple de Lectra, une PME qui a adopté MPLS pour ses réunions internationales en visioconférence.
 


Grosse PME de 1 500 employés, Lectra utilise la visioconférence de façon intensive depuis une dizaine d'années. "La visioconférence est devenue stratégique pour nos activités. Nous l'utilisons quotidiennement pour la formation de notre personnel, les échanges entre collaborateurs sur nos projets de recherche et développement, pour les réunions commerciales... Les installations RNIS sont maintenant obsolètes et leur fonctionnement coûte en outre très cher. Avec la visioconférence sur MPLS, nous allons réaliser des économies très importantes", explique
Jean-Christophe Glot, responsable de l'infrastructure informatique.

 

Des débits de 512 kbits/s à 4 Mbits/s selon les sites

 

Spécialisée dans les logiciels et équipements pour les industries utilisatrices de textiles, Lectra conçoit, produit et distribue des logiciels et des équipements dédiés aux industries fortement utilisatrices de textiles, cuir et matériaux souples. Présente sur les cinq continents, la société dispose de trois datacenters à travers le monde (Bordeaux, Atlanta et Hong-Kong) et d'une quarantaine de sites informatiques. En adoptant très tôt la visioconférence, la société a pris le parti de faire des économies en déplacements, de limiter les pertes de temps liées aux voyages tout en mettant en place une structure de communication optimisée pour permettre à son personnel de collaborer sur des projets communs. Dotée d'installations en RNIS pour la visioconférence et d'un réseau en Frame Relay pour le transport des données, Lectra a basculé en MPLS en juin 2004 avec des débits de 512 kbit/s à 4Mbit/s selon les sites. Réalisée par Infonet, son prestataire d'accès à l'international, cette migration n'a pris que trois mois.

 

Une attribution de la bande passante par priorité de flux très poussée

 

Les visioconférences chez Lectra peuvent durer de trois à quatre heures en mode multipoint entre plus de dix personnes. En RNIS, les communications sont facturées à la durée, le coût d'une seule communication en visioconférence à l'internationale équivalant à celui de six communications téléphoniques internationales, estime Jean-Christophe Glot. La facture grimpait donc très vite. Avec les technologies MPLS, la société ne paye plus qu'un supplément forfaitaire de l'ordre de 5 à 10 % pour le transport de la voix et de la vidéo qui vient s'ajouter à l'abonnement traditionnel. Et ce quelle que soit la durée ou le nombre de personnes qui participent à la réunion.

 

Prochaine étape : la téléphonie sur IP

 

Grâce aux technologies MPLS qui fonctionnent sur un réseau IP et permettent surtout de définir des priorités de trafic, Lectra est certaine d'avoir la qualité de service nécessaire à la visioconférence, application très consommatrice de bande passante. Qualité de service renforcée par la mise en oeuvre de sondes Ipanema qui poussent encore plus le loin le concept de "prioritisation" de trafic. Attribuer de la bande passante à un flux avec MPLS n'est en effet possible qu'au niveau des protocoles. Avec les sondes Ipanema, Lectra gagne en granularité : la bande passante peut être allouée en fonction de nombreux critères dont le type d'application ou les profils d'utilisateurs. En outre, ces sondes génèrent automatiquement des rapports statistiques sur l'utilisation du réseau qui facilitent la planification des besoins de l'entreprise en matière de débit.

 

"Avoir un réseau disponible n'est pas suffisant. Nous avons aussi et surtout besoin de performances car elles ont un impact direct sur notre efficacité. Cette finesse d'allocation de la bande passante apportée par les sondes nous est donc indispensable", ajoute Jean-Christophe Glot. Très satisfaite de cette première étape, Lectra envisage aujourd'hui de pousser plus loin les économies : à terme, la nouvelle architecture réseau devrait également accueillir la téléphonie sur IP.

 

Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 06:00

Quelle est la différence entre les dégroupages partiel et total ?

Depuis 2001, les FAI peuvent louer à France Télécom une portion du réseau de cuivre acheminant les services de téléphonie et d'Internet chez les particuliers.

Les propriétaires des infrastructures des lignes téléphoniques en dégroupage partiel et en dégroupage total ne sont pas les mêmes. Historiquement, c'est France Télécom qui déploie le réseau de cuivre acheminant les services de téléphonie et d'Internet chez chaque particulier, la « boucle locale ». Il en est donc propriétaire. Mais depuis 2001, les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) peuvent louer à France Télécom la portion du réseau située entre la prise de l'abonné et le central téléphonique, pour la relier à leurs propres tuyaux.

C'est une question de fréquences
 
Dégroupage partiel :

 
Les communications passent par le réseau de France Télécom. Les données Internet et les autres services comme la TV transitent par le réseau du FAI.

Dans le cas du dégroupage partiel, le FAI ne louent que la bande des fréquences hautes, celle utilisée pour le transfert des données Internet. Cela leur permet de proposer des abonnements ADSL avec des services et des débits qu'ils fixent. Mais France Télécom continue à gérer les fréquences basses, celles réservées au téléphone classique : l'abonné doit toujours lui payer un abonnement de 16 euros par mois. Et ce, même s'il a débranché le téléphone de la prise murale pour le raccorder à la box afin de bénéficier de la téléphonie illimitée comprise dans le forfait ADSL.


Dégroupage total :


Données et communications passent par le réseau du FAI. L'abonné n'a plus affaire à France Télécom.


Dans le cas du dégroupage total, le FAI prend en charge la totalité des bandes de fréquences de la paire de cuivre. L'abonné n'a plus à payer d'abonnement à France Télécom, c'est le FAI qui se charge de le rémunérer et qui assure les démarches de résiliation. En outre, grâce au portage, le numéro attribué pour la ligne France Télécom peut être transféré sur celle ouverte par le FAI. Enfin, si le fournisseur d'accès n'a installé aucun équipement dans le central téléphonique de l'abonné, la ligne reste non dégroupée. Le FAI se contente alors de revendre, sous sa marque, un accès ADSL fourni par France Télécom ; les tarifs sont plus élevés que ceux des offres en dégroupage, et l'abonnement téléphonique est obligatoire.

Lundi 15 juin 2009 1 15 06 2009 08:02
ToIP / VoIP : mythe ou réalité pour les PME ?
 
La téléphonie est souvent perçue comme une jungle technologique. Que recouvre réellement cette notion de ToIP ou VoIP ? Est-il important pour mon entreprise d’y recourir ? Quels bénéfices puis je en attendre ? Y a-t-il une similitude avec les offres VoIP grand public ?

(07/05/2009)
 
Une installation téléphonique d'entreprise représente une chaîne composée de plusieurs maillons qui pourrait être schématisée de la manière suivante :

La ToIP (ou Telephony over IP / Téléphonie sur IP) représente l'utilisation de maillons utilisant le protocole IP pour la partie interne de l'installation. Pour faire simple, le choix de téléphones IP (fixes ou sans fil Dect / IP ou wifi) représente donc de facto le choix d'une installation ToIP. La VoIP (ou Voice over IP / Voix sur IP) représente quant à elle l'utilisation du protocole IP pour l'acheminement externe des communications (sortantes et/ou entrantes).

Pour faire simple, le choix de recevoir ou d'émettre ses communications avec l'extérieur via un lien IP (Adsl, Sdsl, VPN) représente le choix d'une solution VoIP. On comprend donc pourquoi il est possible d'avoir une installation en ToIP sans avoir de la VoIP, et inversement.

Est-il important pour mon entreprise d'y recourir ?

Il convient de dissocier dans cette question les 2 aspects que sont la ToIP et la VoIP.
Au niveau de la ToIP, la durée moyenne d'utilisation d'une installation téléphonique étant supérieure à 6 ans, il est vivement conseillé d'opter dès à présent pour le poste téléphonique IP représentant la norme future.

En effet le poste téléphonique IP est en passe de devenir la norme actuelle. Donc au niveau de l'installation téléphonique interne, le choix de la ToIP ne se pose pas et s'impose aux décisionnaires de PME. Il s'impose d'ailleurs parfois techniquement en cas de dissociation géographique entre le poste téléphonique et le serveur de communications. Et ce d'autant plus que le choix de l'ancienne norme de postes téléphoniques (les postes numériques) enfermerait un client dans une configuration propriétaire défavorable à ses intérêts, tous les serveurs de communication vendus actuellement (PABX / IPBX) étant techniquement conçus pour se connecter avec des postes téléphoniques IP.

Au niveau de la VoIP, la réponse est déjà moins catégorique. En effet les liens IP permettant de faire de la VoIP présentent une fiabilité moindre que les liens Numeris Rnis et n'offrent aucune garantie de temps de rétablissement pour les liens Adsl à la différence des liens Rnis et Sdsl. De plus, le marché des opérateurs VoIP est en plein effervescence avec de nombreux acteurs, des offres souvent très attractives mais parfois opaques, une pérennité non assurée, des protocoles de connexion aux opérateurs multiples (même si le protocole SIP est en passe de devenir la norme indiscutable).

En clair, en optant pour une solution entièrement VoIP, on peut éventuellement obtenir des avantages décrits ultérieurement mais il faut bien vérifier les caractéristiques précises de l'offre souscrite qui peut révéler de nombreux pièges (garanties de continuité, durée d'engagement, conditions de calcul des coûts de communication par exemple). Sans compter qu'un lien IP non dédié exclusivement à la voix générera une qualité aléatoire dans les communications, en fonction de l'utilisation « data » du lien. Pour ces différentes raisons, nous recommandons généralement d'adopter progressivement la VoIP.

Quels bénéfices en attendre ?

Les bénéfices à attendre de la ToIP sont majoritairement axés sur la disponibilité de fonctionnalités avancées (autrefois hors de portée des PME) et sur des gains de productivité ou d'image associés, plus que sur des gains économiques. Ainsi, des fonctions telles que la messagerie vocale pour tous, l'accueil par serveur vocal interactif, l'utilisation de son téléphone fixe en mode nomade, le « click to dial » depuis son ordinateur (utiliser une fiche contact pour émettre un appel depuis son téléphone IP), la réception de messages vocaux dans sa boite mail sont ils des exemples de fonctionnalités génératrices de bénéfices pour les entreprises (souplesse, réactivité, productivité).

Des gains économiques directs sont aussi susceptibles d'être réalisés au travers de la ToIP par l'utilisation d'une prise RJ45 unique pour la connexion d'un poste téléphonique IP et d'un ordinateur.

Les bénéfices à attendre de la VoIP sont généralement liés aux gains économiques procurés par des économies de coûts et généralement mis en avant dans les offres commerciales (coûts des communications, coûts des abonnements). Il convient dans ce domaine d'être prudent compte tenu de l'état actuel du marché des opérateurs VoIP et des nombreux pièges qui émaillent certaines offres du marché. Il est cependant prévisible que le développement de la VoIP amènera des réductions de coûts, compte tenu des progrès constatés sur les liens IP Xdsl.
 
Y a-t-il une similitude avec les offres VoIP grand public ?

Il est fréquent d'entendre des décisionnaires de PME, habitués à l'utilisation des offres VoIP grand public, s'interroger sur la disponibilité d'offres de téléphonie gratuite pour leur téléphonie d'entreprise. Les différences entre une installation téléphonique personnelle (grand public) et une installation téléphonique d'entreprise sont majeures, à commencer par les besoins de fonctionnalités, de qualité des communications, de disponibilité ou de capacités techniques. Ainsi, même si les technologies utilisées en grand public sont similaires pour partie à celles utilisées en entreprise, il convient d'éviter tout amalgame avec les offres VoIP grand public.

Non, la téléphonie d'entreprise ne peut proposer d'offres de télécommunications professionnelles gratuites, ce qui est compréhensible au vu des investissements et couts d'exploitation inhérents. Au mieux, vous pouvez obtenir des forfaits de communication « illimités », forfaits qu'il conviendra toujours d'analyser à posteriori. Notre expérience d'audit télécoms nous a en effet bien souvent démontré que les coûts les plus élevés se cachaient derrière des forfaits paraissant très attractifs lors de la souscription !

Karim Sani - Président Directeur Général de Vokto, société de services IT et télécoms pour les TPE / PME.
Jeudi 28 mai 2009 4 28 05 2009 08:15

ToIP : les entreprises veulent qualité de service et facturation claire


  Avis d'expert - En entreprise l’adoption de la téléphonie sur IP s’opère selon un rythme progressif imposé par des cycles technologiques. Dans une lettre de l’Arcep, Air Liquide et PSA Peugeot Citroën s’expriment sur leur migration.

 
L'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) consacre sa
lettre d'information de mars/avril au marché de la téléphonie et de la voix sur IP en entreprise. L'Arcep constate notamment une lenteur dans le basculement vers le tout-IP par rapport au grand public. Une migration à vitesse modérée qu'elle explique par les cycles technologiques régissant la vie de l'entreprise, dont la durée de vie des PABX, en moyenne de 5 à 7 ans.

Les incertitudes de l'IP, en termes de continuité de service notamment, sont un autre des freins à l'adoption de ces technologies de téléphonie. Les autocommunateurs (ou les architectures hybrides) devraient donc encore se maintenir en entreprise. Selon l'Arcep, le RNIS représente ainsi une corde de rappel amenée à subsister jusqu'à ce que les services de la téléphonie classique puissent être répliqués, à qualité de service équivalente, sur l'IP.

« Le retour sur investissement de cinq ans nous pousse à la prudence »

Quant au déclencheur des projets en matière de ToIP, il s'agit le plus souvent d'une volonté de diminuer les dépenses en télécommunications (via des IP-PBX ou des
services externalisés d'IP Centrex). Néanmoins, l'Arcep estime que le retour sur investissement de ces déploiements demeure encore complexe à quantifier.

Plusieurs grandes entreprises ont cependant déjà sauté le pas en France. C'est par exemple le cas d'Air Liquide pour qui les télécoms représentent chaque année environ 50 millions d'euros de budget (50% en données et 50% en voix). De plus, le groupe enregistre chaque année une croissance de ces volumes data et voix de 5 à 10%.

Pour accompagner cette croissance, Air Liquide est passé d'un modèle de gestion décentralisée au niveau des filiales (130 dans le monde) à une concentration progressive des centres de données et d'unification des solutions (réseau, messagerie, nomadisme).

« La mutualisation des moyens et la franchisation des services télécoms nous permet aujourd'hui d'accélérer les process métiers, et in fine l'accès au marché. La maîtrise des coûts à l'échelle du groupe est, elle, étroitement liée à la maîtrise des usages » explique Sylvain Roué, directeur réseaux et télécommunications d'Air Liquide.

« Les prix du roaming voix et data sont peu compréhensibles »

Du fait de la convergence des technologies, la multinationale entend basculer intégralement sur l'IP, de manière progressive cependant, selon un rythme de 5 à 7 ans. La migration n'est en effet pas sans poser certaines difficultés. Outre le virage vers un nouveau modèle d'organisation centralisée, Air Liquide doit composer avec la contrainte financière.

« Il faut un investissement minimum de départ : cela nécessite d'acquérir en central des équipements ToIP, d'investir dans le recâblage de certains sites vieillissants - la voix ne tolère pas les vieux câbles IP ! Au final, le retour sur investissement de cinq ans nous pousse à la prudence, et fixe les limites du modèle tout global » avertit Sylvain Roué.

Franck Cohet, responsable télécommunications, réseaux, voix et données pour PSA Peugeot Citroën relève lui un autre frein en France : la haute disponibilité. « La raison n'en incombe pas aux SLA mais à des difficultés techniques comme l'identification, sur la durée, des cheminements des liaisons opérateurs pour éviter les SPOF (point individuel de défaillance), ou celle de trouver des alternatives d'un rapport qualité/coût comparable à la passerelle X25, comme par exemple des réseaux privés virtuels (VPN) multi-opérateurs » constate-t-il.

Une entreprise présente à l'internationale se heurte à une deuxième difficulté : la complexité et l'hétérogénéité des facturations. « Les prix du roaming voix et data sont peu compréhensibles pour un trans-frontalier et le
Wi-Fi ne constitue pas encore une alternative facile. Il est tout aussi surprenant de constater des prix de boucles locales équivalents à ceux des liaisons intercontinentales associées » ajoute Franck Cohet dans la lettre de l'Arcep.

Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 08:20

Que pèse le marché mondial des télécoms en 2009 ?


Services, équipements, fibre, mobile... Comment se portent les différents secteurs des télécoms dans le contexte économique actuel ? L'institut Idate publie son étude annuelle Digiworld avec les chiffres de marché les plus récents.

Réalisé par Baptiste Rubat du Mérac, Journal du Net 18/05/2009

Les dépenses dans les technologies de l'information et de la communication résistent bien à la crise économique mondiale. En 2008, elles ont dépassé les mille milliards de dollars dans les quinze pays de la zone euro, à 1 020 milliards de dollars. La zone euro se rapproche des Etats-Unis, où 1 061 milliards de dollars ont été dépensés en 2008. Même cas de figure en Asie, où la Chine (327 milliards de dollars) rattrape le Japon (351 milliards de dollars).

 

 

Le secteur des services télécoms a progressé de 4,2 % en 2008, à 997 milliards d'euros. Une croissance inférieure de deux points à celle de 2007. Le marché des équipements, quatre fois plus petit, affiche une croissance sensiblement supérieure depuis deux ans, puisqu'il augmente de près de 8 % en 2008, à 232 milliards d'euros.



En Europe, le marché affiche un dynamisme plus limité. En 2008, le marché des services télécoms a gagné moins de 2,2 %, à 328 milliards d'euros, après 3,5 % les années précédentes. Côté équipements, la croissance ne semble pas ralentir, autour de 3 %, pour un marché de 69 milliards d'euros.



La tendance du ralentissement observé en Europe dans les services télécoms se retrouve dans les autres régions du monde. En Asie-Pacifique par exemple, la croissance de 7,3 % en 2006 - année pendant laquelle la zone a devancé pour la première fois l'Amérique du Nord - a été suivie d'une hausse de 5,9 % en 2007 et de 4,4 % en 2008. C'est justement en Amérique du Nord que le marché a progressé le moins vite l'année dernière (1,2 %), à 246 milliards d'euros.



L'Internet haut débit affiche toujours une croissance soutenue, en tout cas en termes d'abonnés. 489 millions de foyers sont ainsi connectés dans le monde, soit 18 % de plus qu'en 2007. L'Asie-Pacifique maintient son avance en ce domaine. La zone devrait compter en 2009 autour de 40 % de l'ensemble des abonnés haut débit dans le monde, soit la même proportion qu'en 2005. En 2009, 149 millions d'Européens auront le haut débit, selon l'Idate, dont 25 millions en Allemagne, 20 en France et 18 millions au Royaume-Uni.



"Le développement du haut débit en Europe a d'abord été assuré par les accès DSL, qui représentent plus de 80 % des accès haut débit en moyenne fin 2008", rappelle l'Idate. A l'échelle du monde, le poids de cette technologie dans l'Internet haut débit atteint 62 %Elle domine aussi en Asie, mais la fibre optique y rattrape son retard, pour atteindre par exemple près de 50 % de part de marché au Japon en juin 2008.



Sur les 33 millions d'abonnés à la fibre optique en 2007, 85 % habitent en Asie, dont 13,7 millions en Chine et 11,3 au Japon. L'Amérique du Nord arrive en deuxième position, avec par exemple 2,3 millions d'abonnés aux Etats-Unis. L'Europe apparaît distancée, mais les choses commençent à changer en 2008. Les Pays-Bas, l'Allemagne et la France notamment commençent à rattraper l'Italie et la Suède, les pays pionniers en la matière sur le continent.



Loin de la confidentialité de la fibre optique, la téléphonie mobile doit constituer en 2009 un marché de 4,2 milliards d'abonnés, indique l'Idate. 1,9 milliard des abonnés dans le monde sont asiatiques, soit deux fois plus que les abonnés européens. Le marché nord-américain semble en retard, avec seulement 311 millions d'abonnés.



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